Stratégies naturopathiques anti-douleurs articulaires

octobre 6, 2017 9:15

STRATEGIES NATUROPATHIQUES ANTI-DOULEURS ARTICULAIRES

Introduction : Les méfaits des rhumatismes

Les douleurs rhumatismales sont la 3ème cause de consultation médicale en France, après les maladies cardio-vasculaires et nerveuses. 20 millions de journées de travail perdues par an.
Conséquences : consommation d’anti-inflammatoires non stéroïdiens, de cortisone, ou d’antalgiques beaucoup moins inoffensifs qu’il n’y paraît. L’aspirine peut provoquer des ulcères gastriques, le paracétamol à des doses très proches des doses thérapeutiques, est responsable de cas d’hépatites.
L’arthrose touche près 5 millions de personnes en France. 65% après 65 ans, 80% après 80 ans. Elle est donc liée au vieillissement, et si l’on ne peut pas arrêter de vieillir, du moins pouvons-nous aujourd’hui le faire mieux. La recherche scientifique a connu des avancées importantes ces dernières années, qui nous permettent de comprendre pourquoi nous rouillons.

I. L’ARTHROSE

1) Les articulations : structures et besoins

Les articulations mobiles :
Cartilage, membrane synoviale, liquide synovial, os.

Les articulations de la colonne vertébrale sont dites semi-mobiles, ce sont les disques intervertébraux (23), constitués de cartilage fibreux et d’un noyau gélatineux constitué à 80% d’eau (c’est lui qui lorsqu’il est déplacé forme la hernie discale). Les disques intervertébraux constituent 1/5 de la hauteur de la colonne. Passé 75 ans, leur taille est divisé par deux.

a. Cartilage et chondrocytes, liquide synovial
Le cartilage est un tissu élastique et souple constitué de cellules appelées chondrocytes, d’une matrice et de collagène de type II. C’est le cartilage qui donne la souplesse au corps (pensez à la souplesse des requins dont le squelette est entièrement constitué de cartilage).
Les cartilages ne sont pas vascularisés ni innervés, c’est la raison pour laquelle en cas de lésion leur réparation est extrêmement lente. Les éléments nutritifs de nos cellules sont apportés par le sang. Comment se nourrit le cartilage s’il n’est pas vascularisé ? par osmose (imbibation, comme une éponge) à partir de l’os et de la membrane synoviale (qui eux sont vascularisés).
Ses cellules, les chondrocytes, fabriquent les éléments indispensables à la souplesse des articulations.
Le cartilage baigne dans le liquide synovial. C’est l’huile de nos pistons, sans laquelle ils ne peuvent plus bouger. Il est contitué de chondroïtine sulfate, d’acide hyaluronique, qui donne le côté huileux, et de collagène.
Pour entretenir les chondrocytes
Il faut que le liquide synovial qui n’est pas vascularisé puisse se renouveler, c’est le cas avec le mouvement car le cartilage est spongieux et à chaque mouvement appuie comme une éponge sur la membrane synoviale pour en faire sortir et entrer du liquide.
1) mouvement, marche : 30 à 40 mn / j à 3-7 km/h, mini-trampoline
2) Eviter surpoids (image de l’éponge écrasée en permanence)

b. Le collagène : donne l’élasticité au tissu
C’est une protéine à la fois solide et souple qui amortit les chocs et résiste à l’étirement. Il est présent dans les cartilages, les tendons, les ligaments, et beaucoup d’autres tissus (peau, os…). C’est la protéine la plus abondante dans le corps humain. Apport protéique indispensable !
Le collagène de type II des articulations mobiles est fabriqué par les chondrocytes.
Dans les articulations mobiles, comme les vertèbres, il s’agit de collagène de type I + type II (noyau).

2) Les causes de l’arthrose

a. L’inflammation
Lorsque le cartilage est stressé, par des chocs par exemple, il produit des messagers inflammatoires. Ces messagers dégradent le cartilage, empêchent les chondrocytes de fabriquer les éléments qui amortissent les chocs, et accélèrent leur destruction. Le cartilage s’auto-détruit. Cette destruction peut atteindre l’os qui nourrit le cartilage, il peut se former des fissures, voire des excroissances, comme les ostéophytes ou becs de perroquet, qui vont à leur tour apporter plus de messager inflammatoires sur le site et accélérer la destruction.

b. Le vieillissement
Après 45 ans, la majorité de la population commence à faire un peu d’arthrose. Mais celle-ci peut être lente et sans conséquence. Nous allons voir comment le ralentir.

c. Le surpoids
Le risque d’arthrose du genou et de la hanche est 4 à 5 fois plus élevé chez les personnes en surpoids. Une perte de poids modérée, 5 à 6 % du poids total améliore la condition physique (capacité à marcher, monter les escalier) et diminue la douleur de plus de 30% au bout de 6 mois.

d. Traumatismes et micro-traumatismes
Une fracture ou une chute peut accélérer le processus arthrosique. Evidemment, tous les accidents ne peuvent pas être évités. Mais on peut développer son attention :
– par la méditation de pleine conscience par exemple,
– en pratiquant des exercice d’équilibre, avec certains exercices simples, dont la nécessité s’accroît avec l’âge,
– enfin, en renforçant sa musculature par des exercices adaptés.
Les micro-traumatismes proviennent, eux, de petits chocs répétitifs sur l’articultaion. Les grands sportifs y sont très exposés. Attention au jogging sur le macadam. Préférer des terrains meubles. Attention aux postures de travail ou de toute activité régulière. La prévention repose ici sur l’ergonomie. Et une visite chez l’ostéopathe chaque année.

3) Prévenir : ralentir le vieillissement, réduire l’inflammation

a. Réduire le stress oxydatif
Le stress oxydatif est le résultat de l’émission par le corps de radicaux libres, émission normale résultant de la combustion du glucose pour produire de l’énergie. Mais il existe d’autres sources de radicaux libres :
– excès de soleil
– tabac
– pollution
– Les hydrocarbures : provenant de la fumée de barbecue, de cigarette, gaz d’échappement, chauffage au bois mais aussi des cuissons de viande et poisson à température élevée, du fumage des poissons, de la torréfaction du café ! Cancérogènes.
– stress
– l’excès de fer (présent dans la viande rouge surtout), encore plus associé à la vitamine C
– les graisses dénaturées, surchauffées
– les aliments brûlés, roussis, cuits à forte température (poêle très chaude, friture, four à 200°C) : molécules de Maillard et glycation
– les rayons X et rayons gamma (de stérilisation des pommes de terre, oignons, herbes de pharmacie non biologiques).
– l’inflammation chronique ou de bas grade : lorsque les causes d’une inflammation aigüe (virus, bactéries, lésions de tissus : cartilage, os, muqueuses digestives) ne sont pas résolues, ou que les ressources de l’organisme sont insuffisantes pour les contrer, l’inflammation devient chronique. D’autres facteurs entraînent cette inflammation dite de bas grade : surpoids, troubles du sommeil, flore intestinale dégradée et porosité intestinale.

b. Alimentation anti-inflammatoire : aliments et cuissons

Rééquilibrer les acides gram>s : les graisses consommées ou stockées dans les cellules et tissus font évoluer l’inflammation soit :
– vers la résolution : avec les EPA/DHA (= oméga 3 contenus dans les poissons gras : maquereaux, sardines, harengs, et certains végétaux : graines de lin, huile de cameline) qui sont anti-inflammatoires,
– soit vers la chronicité : avec l’acide arachidonique (produits animaux, laitiers et les huiles oméga 6 dont tournesol et arachide ), qui est pro-inflammatoire.
– Favoriser les cuissons douces : à la vapeur douce, à l’étouffée, feu et four à température modérée. Eviter fritures, barbecue.

– Modérer les aliments pro-inflammatoires :
Aliments générant de l’acide arachidonique : Viandes surtout grasses, Charcuteries, abats,beurre, lait, oeufs,crème
Aliment contenant de l’histamine ou histamino-libérateurs :Poissons en conserve, fumés, ou qui ne sont pas de toute fraîcheur, crustacés, tomates, fraises, épinards, aliments fermentés, champagne, charcuterie Fromages fermentés tels que roquefort, brie, camembert Vin blanc, aliments fermentés tels que choucroute, sauce de soja
Aliments contenant des précurseurs de l’histamine (thyramine, phényléthylamine): Chocolat, caviar, pommes de terre, choux, levure
Agresseurs de la muqueuse intestinale : Gluten (seigle, avoine, blé, orge, kamut, épeautre), Laitages surtout de vache
Huiles oméga 6 (tournesol, soja, maïs, arachide, pépins de raisin, carthame)

– Veiller aux apports en magnésium
Amandes, noisettes, sarrasin, riz semi-complet ou complet, épinards, mâche, pois, haricots secs, eau magnésienne : Rozana.

– Veiller à léquilibre acido-basique
L’équilibre acido-basique fait partie des fonctions vitales de l’organisme comme le maintien de la température ou le rythme respiratoire…
Comme une piscine, nos liquides organiques, et nos organes, ont besoin d’être maintenus à un certain pH. Légèrement basique = alcalin pour le sang. Le mode de vie et l’alimentation contemporains entretiennent une acidification de l’organisme, source d’inflammation. Ce qui alcalinise le corps, c’est l’apport des minéraux potassium, calcium, magnésium que l’on trouve dans les légumes et fruits frais et biologiques, les courges et patates douces, les céréales complètes biologiques, les oléagineux. Ces aliments doivent représenter 70 % de notre alimentation.

– Veiller aux apports en polyphénols anti-inflammatoires :
Curcuma, pollen frais, légumes et fruits biologiques frais et crus, riches en antioxydants;
Chou rouge Chou fleur pourpre Brocolis Betteraves Artichauts Carotte Patate douce Laitue rouge Avocat Asperges Myrtilles Mûres Framboises Cerises Prune Pruneaux Raisin surtout secs
Poire pommes (séchée) Noix Vin rouge Jus de raisin Thé vert Tisanes Cannelle Clou de girofle Origan Romarin séché Thym séché Basilic séché Oignon Ail Chocolat noir au-dessus de 85% Huile de germe de blé Céréales complètes

4) Nourrir l’articulation

a. Zincb. Collagène : vitamine C, silicium, protéines
Pour produire le collagène, il faut :
– des protéines : 0,8 g /kg de poids par jour. Viande, poisson, fromage environ 25 g de protéines pour 100g (assimilables à 70%), soja 35 g pour 100 g, légumes secs et oléagineux autour de 20 g (assimilables à 40%), œuf 13 g/100g (assimilables à 94%), céréales autour de 10 g (assimilables à 60%), yaourt autour de 5g.
– de la vitamine C : cassis et autres baies, persil, poivron rouge, épinards, brocolis (crus : la vitamine C est détruite à partir de 50°C), cresson plus qu’agrumes !
– du silicium : il renforce les cartilages, les tendons, les ligaments. On le trouve dans les cartilages bien sûr, rogner les cartilages de poulet est donc très recommandé. Plus appétissant : le bouilon d’os (bouillon d’os de poulet bio par exemple, attention, riche en histamine, peut aggraver les allergies), céréales complètes, Rozana, Arvie, Badoit

Compléments alimentaires :
– silicium
– collagène : il existe en complément alimentaire du collagène non dénaturé dont les effets bénéfiques ont été étudiés sur les douleurs articulaires.

c. Chondroïtine
C’est le constituant des cartilages. En complément alimentaire, il est extrait de carapaces de crustacés (attention aux allergies), ou de cartilage de bovins ou de poissons. Quand il est absorbé oralement en complément, on le retrouve ensuite dans le liquide synovial et le cartilage. Mais les études sur son efficacité sont contradictoires. Une méta-analyse a montré qu’il a une efficacité faible à modérée mais qu’il est sans danger pour l’organisme. Pour obtenir un effet notable sur l’arthrose, la qualité et la quantité des compléments est primordiale. Le traitement doit être poursuivi à long terme pour obtenir une efficacité (plusieurs années). Les premiers effets anti-inflammatoires apparaissent au bout de 4 à 8 semaines.

d. Vitamine DC’est LA vitamine anti-inflammation. Son action protectrice s’étend de l’ostéoporose aux maladies auto-immunes, des maladies cardio-vasculaires au cancer. Elle renforce aussi l’immunité.
Sources naturelles : exposition au soleil d’avril à octobre 15 minutes par jour, 1/3 du corps. On en trouve en faible quantité dans le beurre, l’huile de foie de morue, les poissons gras.
Complémentation indispensable le reste de l’année où le soleil n’est pas assez fort pour que le corps la synthétise, et toute l’année à partir de 70 ans car le corps la synthétise moins bien. Les recommandaions officielles sont minimales et même insuffisantes pour être protectrices : 200 UI par jour. 2000 UI sont nécessaires. A cette dose, pas de toxicité (hypercalcémie). Elle commence à 40 000 UI. Faire un dosage sanguin et une cure correctrice aavnt d’adopter cette complémentation. Choisir une forme naturelle. Attention aux ampoules injectables contenant du toluène = E321 potentiellement cancérigène (Uvedose) !

II. Le mal de dos : contractures, lombalgies

1) Causes

a. Le stress, mal du siècle
Notre corps exprime nos tensions intérieures. Nous le savons bien puisque nous le disons clairement : j’en ai plein le dos. Chacun ses points faibles, tête, cou, ventre, mais nous sommes beaucoup à manifester notre stress et notre fatigue par des douleurs dans le dos.
Même lorsque l’on vit sous un climat clément comme le nôtre, au contact de la nature, les motifs de stress sont fréquents. Un exemple : la technologie dont nous débordons aujourd’hui était supposée nous faire gagner du temps. Pensons à Internet et aux email par exemple. Avant qu’ils n’existent, pour écrire à quelqu’un, on envoyait un courrier. Le processus prenait du temps : écrire la lettre, l’amener à la boîte, attendre la réponse. Nous n’écrivions que pour un bon motif, mûrement réfléchi. Aujourd’hui nous envoyons des emails pour dire des choses qui ont plus ou moins d’importance et nous attendons surtout que ce moyen rapide de communication soit traité de la même façon : rapide. Au lieu de gagner du temps, nous nous sentons obligés de répondre à tous ces emails dans un délai très court. Ce n’est qu’un exemple parmi les multiples exigences du monde moderne, qui entretiennent la maladie du siècle : le stress.

b. Carence en magnésium
Une alimentation même idéale n’apporte pas le magnésium dont nous avons besoin : 400mg par jour environ, alors que les apports moyens sont de 250 mg environ. De plus, le stress de la vie moderne le surconsomme. Quand nous sommes confrontés à un stress, aussi infime soit-il, un klaxon par exemple, du calcium pénètre dans nos cellules, qui provoque les contractions musculaires. C’est une réaction très utile quand il faut fuir ou combattre un danger. Des bruits même non perçus consciemment entretiennent cette vigilance du corps, prêt à fuir ou à combattre. Le calcium qui pénètre dans la cellule en chasse le magnésium, qui lui relâche les tensions musculaires. Ce magnésium sera recapturé ensuite, mais incomplètement, le reste sera évacué par les urines. Nous sommes génétiquement très inégaux face à la recapture du magnésium. C’est l’une des raisons qui expliquent pourquoi certaines personnes sont plus réactives au stress.
Le magnésium est à la fois antispasmodique et antidouleur. La complémentation est indispensable en cas de maux de dos. Mais toutes les formes de magnésium ne se valent pas. Le magnésium marin par exemple, qui est un mélange d’oxydes et de chlorures de magnésium, dont la bonne réputation provient de sa forme naturelle, est en fait un laxatif très mal absorbé. Depuis les années 80, on connaît les formes de magnésium assimilables : le glycérophosphate et le bisglycinate.

c. L’inflammation intestinale
Ballonnements, constipation, transit accéléré, selles trop sèches ou trop molles spasmes sont des signes d’inflammation intestinale et de flore intestinale déséquilibrée. Cette inflammation retentit sur tout le corps : sur les articulations et plus particulièrement sur la zone des lombaires, proches du foyer de l’inflammation.
Les intolérances alimentaires ou de mauvaises habitudes sont la cause principale. Parfois des aliments présentés comme des aliments santé, car ils le sont, ne nous conviennent pas.
– C’est souvent le cas des légumes secs (lentilles, pois chiches haricots blancs…), des choux, de l’ail et des oignons crus.
– Les intolérances les plus fréquentes proviennent de l’excès de gluten, qui dégrade les jonctions des cellules de l’intestin. Les laitages ont le même effet.
– Les œufs, bien qu’ils soient une excellente source de protéines sont une des intolérances les plus fréquentes.
– L’excès de viandes, de charcuterie et la carence en fibres déséquilibrent la flore.
– Les cuissons trop fortes sont pro-inflammatoires.
– Les repas pris trop rapidement ou dans un climat de tension (ou devant le journal télévisé et son cortège d’évènements dramatiques) perturbent la digestion et nuisent aussi la flore.
– les aliments mangés de manière trop répétitive épuisent nos réserves enzymatiques et déséquilibrent la flore. C’est l’une des raisons pour lesquelles il faut avoir une alimentation variée, d’un jour à l’autre (ce qui ne signifie pas multiplier le nombre d’aliments différents consommés au cours d’un même repas).
Les principes alimentaires vus précédemment favorisent une bonne santé intestinale.

2) Les mesures anti-mal de dos

a. Alimentation :
Toutes les mesures vues pour l’arthrose, l’anti-inflammation et l’anti-vieillissement.
Ces mesures alimentaires préservent de toutes les pathologies liées au vieillissement et préservent l’ensemble de l’organisme : tout le système ostéo-articulaire, os, tendons, ligaments, le système cardio-vasculaire, le système digestif, le cerveau, les reins, la vision…

b. Gestion du stress
– rythme travail-repos
– marche dans la nature
– méditation de pleine conscience
– QiGong et yoga (dans la mesure du possible)
– massages (et auto-massages) et réfléxologies : auriculaire ou plantaire

c. Exercice physique
Exercice idéal quand l’hiver arrive et que le mauvais temps empêche de sortir : minitrampoline 10-15 mn par jour, même devant la télé. C’est un élément du programme élaboré par la NASA pour les astronautes après un séjour prolongé dans l’espace pour retrouver leur masse osseuse et fabriquer du cartilage. 10 mn de trampoline = 30 mn de sport au sol. Les ressorts absorbent le poids du corps et protègent ligaments, articulations et colonne vertébrale.

d. Ostéopathie et postures
Une fois par an, vérifier ses équilibres ostéo-musculaires chez un ostéopathe prévient bien des maux.
Ergonomie :
– Veiller en position assise à avoir les genoux plus bas que le bassin.
– Ne pas croiser les jambes
– Pour prendre un objet lourd au sol, ne pas plier le dos mais les genoux et remonter le dos droit.
– Toutes les 45 minutes, faire quelques mouvements et respirations ventrales.

e. Sommeil réparateur
Sujet de la prochaine conférence.
Premier principe : ne pas manegr de protéines animales le soir : viande, œuf, poisson, yaourt, fromage ni de maïs. Leur acides aminés empêchent de passer dans le cerveau le précurseur de la sérotonine, neurotransmetteur du bien-être, lui-même précurseur de la mélatonine, neurotransmetteur du sommeil.

3) Soulager la douleur

a. Boire !!
Même en hiver, 1,5 litre d’eau minérale. C’est le minimum pour éliminer les messager de l’inflammation qui circulent dans le sang.

b. Magnésium
En cure d’attaque de 600 à 900 mg de bisglycinate ou de glycérophosphate de Mg, pendant 1 à 3 mois. Puis réduire à la dose qui convient, à rechercher.

c. EPA DHA
Sardines, maquereaux, harengs 4 fois par semaine ou complémentation en huile de poisson.

d. Curcuma et plantes anti-inflammatoires
– Curcuma : une étude récente a montré la même efficacité pour le curcuma que les anti-inflammatoires type Ibuprofène. La quantité nécessaire de curcuma était de 1500 mg par jour pendant 6 semaines avec un effet bénéfique au bout de plusieurs jours. Le curcuma pour être absorbé a besoin d’un transporteur : l’huile de coco, en toute petite quantité. Déconseillé en cas d’inflammation gastrique ou intestinale.
– bourgeon de cassis
– plantes : harpagophytum (griffe du diable), reine des prés ( !! pour les allergiques à l’aspirine, contient de l’acide saycilique = aspirine), réglisse ( !! hypertenseur), vergerette du Canada, frêne.

e. Sauna infrarouge
Dans la cabine d’un sauna infrarouge, le poêle d’un sauna traditionnel est remplacé par des éléments chauffants qui agissent à la manière du soleil mais sans émission d’ultraviolets. Alors que le sauna traditionnel chauffe l’air, ici le rayonnement thermique pénètre les tissus cutanés en profondeur. Il en déloge les toxines plus profondément, la sudation provoquée est plus importante qu’avec un sauna classique, les muscles se détendent. La température est beaucoup plus supportable qu’un sauna classique, autour de 50°C. Il sollicite moins le cœur. Il brûle les graisses corporelles et améliore la santé cardio-vasculaire. La recherche médicale souligne son efficacité contre les douleurs articulaires, rhumatismales, mais aussi contre les maladies dermatologiques.

f. Application locale sur les zones douloureuses
Dilué dans un mâcérat huileux d’harpagophytum, 1/10e d’ huiles essentielles de gaulthérie, de menthe poivrée, de romarin camphré, de laurier noble, d’eucalyptus citronné (il existe un mélange tout fait en gel en boutique bio), de petitgrain bigarade pour les contractures musculaires. (Baume du tigre = gaulthérie et menthe poivrée mais camphre non naturel hépatotoxique)

Un mot sur les tendinites
Les tendons sont des tissus fibreux riche en collagène, qui relient un os à un muscle. Ils stabilisent par intermittence l’articulation.
Ils sont peu vascularisés mais très innnervés.
Ils peuvent être abîmés par des mouvements répétitifs.
Dans ce cas, l’immobilisation stricte est à proscrire : sans contrainte mécanique, les tendons s’atrophient et perdent leurs propriétés mécaniques. La guérison est compromise par la prise préoce d’AINS et de corticostéroïdes. En effet, l’inflammation permet d’amener sur le site des matières premières pour réparer les tissus lésés. Comme le tissu est peu vascularisé, si on stoppe complètement l’inflammation, plus d’apport de matières premières réparatrices. Il faut donc la maîtriser, sans la stopper.
Pour entretenir les tendons
– Eviter les contraintes mécaniques répétitives et le surpoids.

Conclusion : programme global anti-inflammation
Avec une approche globale de la santé et de l’inflammation, c’est à la fois les douleurs articulaires mais tous les troubles liés au vieillissement ou au stress qui sont améliorés. C’est le programme des journées détox et relaxation de la Maison Juvenalis.