SANTE DE LA FEMME

avril 4, 2019 7:44

LA SANTE DE LA FEMME

 

LE SYNDROME PREMENSTRUEL

Symptômes

De 1 jour à 2 semaines avant les règles, 75% des femmes ressentent divers symptômes, 20 à 50 % souffre de syndrome prémenstruel.

Les 3 symptômes les plus fréquents :

  • Tensions mammaires
  • Troubles digestifs : ballonnements, nausées, constipation, diarrhée, appétit décuplé
  • Troubles psychiques : sautes d’humeur, agressivité, déprime, hypersensibilité

En plus, selon les cas :

  • Jambes lourdes
  • Gonflement du ventre et des hanches
  • Maux de tête, migraines, dus à la chute brutale des œstrogènes

Cause :  l’hyperœstrogénie

Métabolisme des œstrogènes 

Production des œstrogènes : ovaires, transformation des androgènes surrénaliens en œstrogènes par les aromatases (enzymes)

=> effets sur les organes cibles : seins, ovaires, peau, os, cœur…

=> élimination des œstrogènes :

=> détoxication hépatique avec transformation des œstrogènes circulants en forme inactive qu’il est possible d’éliminer,

=> puis élimination rénale ou intestinale. Certaines bactéries dans le colon « annulent » (pour simplifier à l’extrême) la transformation des œstrogènes qui sont alors remis en circulation.

Causes de l’hyperoestrogénie :

  • Foie « surchargé », flore intestinale déséquilibrée, qui empêchent l’élimination des œstrogènes
  • Carences en vitamines ou en minéraux nécessaires à la détoxication, notamment les vitamines B, magnésium, calcium
  • Déficit en sérotonine, neurotransmetteur du bien-être, anti-anxiété, les œstrogènes détournant le tryptophane, acide aminé précurseur de la sérotonine, vers la voie de synthèse de la vitamine B3
  • Polymorphisme génétique des enzymes de détoxication des œstrogènes
  • Le stress est un facteur aggravant
  • Perturbateurs endocriniens :
    • Hydrocarbures aromatiques polycycliques (PAH) : fumée de cigarettes, vapeur de diesel, barbecue
    • Phtalates : plastiques souples, bouteilles huile, PVC
    • Bisphénol A : emballages alimentaires, barquette margarine, revêtement conserves, tickets de caisse
    • Paraben : cosmétiques, médicaments
    • 4MBC : crèmes et huiles solaires
    • Benzène et dérivés : essence, désodorisants, marqueurs, polystyrène

Solutions naturopathiques

  1. Soutenir l’élimination des œstrogènes : soutenir la détoxication du foie

Alimentation : éviter graisses saturées, sucres rapides, toxiques dont alcool.

Soutenir et drainer foie : plantes cholagogues et cholérétiques : chardon marie, curcuma, artichaut, radis noir (ces deux dernières, pas en cas d’intestin irritable = douleurs abdominales fréquentes, alternance diarrhée/constipation plus de 3 jours par mois depuis 3 mois).

Supplémentation en vitamines du groupe B et en magnésium assimilable (glycérophosphate ou bisglycinate de magnésium mais pas magnésium marin ! = oxyde de magnésium, non assimilable et donc effet laxatif).

  1. Rétablir l’équilibre symbiotique de la flore intestinale

Alimentation : 60% de l’alimentation en légumes majoritairement et fruits, dont un peu de crus bien mastiqués + céréales complètes ou semi-complètes, 15% de protéines, des bonnes graisses : oméga 9 (huile d’olive vierge et bio, avocat) et oméga 3 (poissons gras, graines de lin broyées minute, huile de lin et cameline bio non chauffées !).

  1. Diminuer l’impact des œstrogènes : phyto-œstrogènes : génistéine du soja fermenté.

Tofu lactofermenté. La gynestine du soja doit être transformée en génistéine pour que les phyto-oestrogènes soient actifs. Ce sont les bactéries intestinales qui opèrent cette transformation. En cas de flore déséquilibrée, le soja n’a pas d’effet. Dans le tofu lactofermenté, cette transformation a déjà eu lieu : le tofu a été ensemencé avec des bactéries lactiques. Ces ferments sont mis dans le lait de soja caillé comme pour la fabrication d’un fromage classique.

  1. Favoriser la production de sérotonine 

Alimention végétalienne le soir = sans produits animaux.

Vérifier la présence d’inflammation des gencives, de l’intestin, qui consomme sur ces sites la sérotonine.

  1. Moduler l’activité des aromatases, responsables de la transformation des androgènes surrénaliens en œstrogènes 

Les aromatases sont des enzymes contenues dans le tissu adipeux entre autres. Les facteurs qui augmentent son activité : l’âge, l’obésité, l’alcool, l’insuline (produite lors de la consommation de glucides). Graines de lin broyées minute, (pas à l’avance, s’oxydent très vite et deviennent toxiques) : 1 CS/j, sauf en cas de constipation.

  1. Gestion du stress

Respiration, yoga, QiGong, activité physique, artistique, méditation, contact avec la nature.

  1. Eviter les perturbateurs endocriniens

– Ne jamais acheter de produits gras en emballages plastique, ni dans des conserves enduites de plastique. Le bisphénol A a été remplacé par des bisphénols de B à Z, des phtalates et autres substituts. Les acheter dans des bocaux ou bouteilles en verre.

– Eviter les bouteilles en plastique estampillées 3, 6, 7 et choisir les 4 et 5.

– Ne pas consommer les grands prédateurs comme requin, espadon, mérou. Une fois par semaine maximum thon et dorade : femmes enceintes et petits enfants devraient les éviter. Préférer harengs, maquereaux, sardines, anchois.

– Eviter les poissons de rivières, trop pollués, surtout anguilles, brochet.

– Ne pas consomme de foies ou abats de bêtes non bio et leurs dérivés (pâtés, foie gras).

– Réduire la consommation de viande à deux fois par semaine maximum.

– Choisir les œufs bio de poules élevées en plein air.

– Préférer les produits bio.

– Eviter les verres en polystyrène pour les boissons chaudes.

– Eviter les cosmétiques contenant des parabens

– Ne pas utiliser d’huiles et crèmes solaires non bio.

– Eviter les poêles à revêtement anti-adhésif autres que pierrade

– Eviter l’acétone, dérivé benzénique

 

DYSMENORRHEE

Symptômes

2 ou 3 jours de douleurs, crampes dans le ventre et/ou le bas du dos pendant les règles. Entre 45 et 90% des femmes sont touchées selon les études. De 10 à 15% présentent des douleurs handicapantes empêchant de travailler. Elles s’accompagnent parfois de nausées, vomissements, diarrhée, fièvre. 

Causes

Dysménorrhée primaire :

Elle survient généralement dès les premières règles ou dans les 18 mois les suivant. Elle n’est causée par aucun trouble gynécologique, sauf dans certains cas d’anomalie de l’utérus.

Les prostaglandines libérées pendant les menstruations sont mises en cause. Les prostaglandines sont des médiateurs chimiques qui participent à la manifestation inflammatoire :   vasodilatation et douleur.

Une quantité plus importante de vasopressine, hormone causant les contractions de l’utérus est également mise en cause.

Dysménorrhée secondaire :

La douleur est causée par un trouble gynécologique sous-jacent comme des infections génitales chroniques, une endométriose, une tumeur non cancéreuse utérine (fibrome). Dans ces deux derniers cas, les causes sont encore mal connues. Dans le cas des fibromes, des facteurs génétiques, hormonaux et environnementaux sont évoqués. Une cellule de la paroi utérine se multiplie de façon anarchique, stimulée par les oestrogènes.

On veillera, comme pour le SPM, à éviter l’hyperoestrogénie.

Réponse fréquente de la médecine conventionnelle à la dysménorrhée : la pilule contraceptive

– Effets indésirables : risque d’accidents cardio-vasculaires, de thrombose veineuse (phlébite) ou d’embolie pulmonaire, risque de cancer du sein, du col de l’utérus (cancers hormonodépendants), du foie, risque de sécheresse vaginale et de baisse de la libido, de douleurs mammaires, de rétention d’eau.

– Carences : la pilule augmente les besoins de l’organisme en vitamines B1, B2, B6, B9, B12, C, E et en magnésium, zinc.

Solutions naturopathiques

  1. Comme pour le SPM, éviter l’hyperoestrogénie
  1. L’aromathérapie des douleurs menstruelles

Principe : diluer les huiles essentielles 10% dans une huile végétale ou crème hydratante, c’est à dire 30 gouttes d’huile essentielle dans un flacon de 10 ml à compléter avec de l’huile végétale. Appliquer en massage sur l’abdomen.

Antispasmodiques puissants : basilic tropical, estragon , 2 à 4 fois par jour maximum (limiter l’utilisation de ces deux huiles à 10 jours maximum)

Légèrement antispasmodiques et antalgiques : petit grain bigarade (pas de toxicité aux doses physiologiques), ylang ylang ( à éviter en cas d’hypotension et de traitement anticoagulant).

Anti-inflammatoire : litsée citronnée, eucalyptus citronné

Apaisantes : lavande vraie, bois de Hô/de rose (pas de toxicité aux doses physiologiques).

Maux de tête : huile essentielle de menthe poivrée diluée à 20% dans une huile végétale, appliquée sur les tempes (loin des yeux), jusqu’à 10 fois par jour.

  1. Phytothérapie

Capsules d’huile d’onagre bio 500 mg : 6 capsules par jour, interruption pendant les règles pendant 3 mois.

  1. Alimentation anti-inflammatoire

 Alimentation pauvre en viande, fromage, laitages, sucres rapides, riche en oméga 3 (sardines, maquereaux, harengs 4 fois par semaine, huile de lin ou cameline, graines de lin broyées minute), riche en légumes et un peu de fruits.

 

LES DEFICIENCES IMMUNITAIRES : cystites, mycoses, vaginoses bactériennes récidivantes

  1. Cystite

Symptômes

Envies d’uriner fréquentes et impérieuses, douleurs à la miction. La cystite est dite récidivante quand il y a plus de quatre épisodes par an. Elles sont plus fréquentes chez les femmes jeunes et après la ménopause.

Le risque de complication est une infection rénale grave, quand les bactéries remontent dans le système urinaire.

Causes

La bactérie responsable est le plus souvent l’escherichia coli ou colibacille, mais d’autres bactéries peuvent être en cause, c’est pourquoi le médecin demande un examen des urines. La médecine conventionnelle la traite avec des antibiotiques. Ces bactéries sont naturellement présentes dans le gros intestin. La proximité de l’anus et du méat urinaire chez la femme explique la fréquence de cette infection mais les règles d’hygiène : s’essuyer de l’avant vers l’arrière, se laver après chaque rapport ne suffit pas toujours à protéger de l’infection.

Notre intestin contient environ 160 espèces de bactéries différentes. La majeure partie est indispensable à notre santé, elles ont de multiples fonctions : elles terminent la digestion, produisent des vitamines, favorisent l’assimilation de certains minéraux, produisent des substances qui régulent l’appétit, des substances anti-inflammatoires, et elles jouent un rôle important dans notre immunité.

Mais parmi ces 160 espèces de bactéries, certaines sont potentiellement pathogènes, parmi elles, celles qui provoquent la cystite, mais aussi les mycoses vaginales : le candida albicans.

Ces dernières prolifèrent quand la bonne flore est endommagée : par les toxiques, l’alcool, le stress, l’excès de sucre, de graisses saturées, l’absence d’activité physique, les antibiotiques.

Solutions naturopathiques

Rétablir l’équilibre de la flore intestinale est donc primordial en cas de cystite récidivante.

La prise d’antibiotiques altère cet équilibre.

En première intention, en cas de cystite :

– Les huiles essentielles combattent les bactéries pathogènes, en respectant mieux l’équilibre bactérien de l’intestin que les antibiotiques. Pour agir sur la vessie et l’intestin, les huiles essentielles doivent être prises par voie orale. La voie orale est réservée aux médecins aromathérapeutes en France mais il existe des capsules en vente libre en pharmacie. Le laboratoire Pranarôm propose des capsules d’huiles essentielles pour la sphère gastro-intestinale et urinaire : Oléocaps 2. (Interdites chez la femme enceinte.)

– La canneberge, ou cranberry, empêche les bactéries de s’accrocher aux parois de la vessie : en extrait en ampoules ou en gélules.

Pour prévenir les récidives :

Rétablir l’équilibre du microbiote (flore intestinale) :

– éviter les toxiques du microbiote : antibiotiques, alcool, excès de sucre (y compris le miel, les céréales raffinées présentes dans le pain blanc, les pâtes blanches, le riz blanc…), excès de graisses saturées (beurre, viandes, chips, biscuits et pâtisseries, charcuterie…).

– exercices de gestion du stress et activité physique

– consulter un naturopathe qui en fonction des cas conseillera des plantes qui combattent la flore pathogène

– réensemencer la flore intestinale avec des prébiotiques et des probiotiques

– la consultation d’un naturopathe est importante pour déterminer si le problème vient d’un mucus déficient. Les recherches sur la flore et la barrière intestinales ont été nombreuses depuis 20 ans, mais c’est seulement depuis quelques années que les chercheurs se penchent sur l’importance du mucus. Présent sur toutes les muqueuses du corps, sa qualité favorise l’implantation des bonnes bactéries. Environ 20% de la population présente un polymorphisme génétique qui cause une incapacité de la bonne flore à s’arrimer au mucus. C’est ce qui explique que même après rétablissement d’une bonne flore avec les conseils ci-dessus, les résultats ne sont pas durables. Il existe aujourd’hui des solutions.

 

  1. Mycose ou vaginite mycosique

Symptômes

Démangeaisons de la vulve, pertes blanches inodores et épaisses, rapports sexuels douloureux, brûlures vaginales à la miction. Si les pertes ont une mauvaise odeur, il s’agit soit d’une vaginose bactérienne, qui résulte aussi d’un déséquilibre de la flore vaginale, soit d’une maladie sexuellement transmissible. Mycose et vaginose ne sont pas considérées comme des infections sexuellement transmissibles même si la mycose peut être transmise pendant les rapports. Le partenaire sera traité s’il présente des signes de mycose sur le pénis, et en cas de récidive.

Causes

75% des femmes en auront une pendant leur vie. Dans 2/3 des cas, elle provient d’un déséquilibre de la flore vaginale. Pour le tiers restant, la contamination vient du contact sexuel ou avec un objet infecté.

L’infection provient dans la majeure partie des cas d’un champignon, le candida albicans, naturellement présent dans l’intestin et la flore vaginale. La flore vaginale est constituée de bactéries qui protègent le vagin des infections. Elle est acide. Un excès d’acidité ou un déséquilibre favorise la multiplication des bactéries potentiellement pathogènes.

Des lésions dues aux rapports sexuels peuvent la provoquer.

Le candida albicans prolifère quand la flore intestinale est dégradée, par l’excès de sucre, d’alcool, le stress, et lors de traitements par antibiotiques.

De plus, ils sont très résistants : les sous-vêtements lavables à 60°C sont indispensables.

Pour prévenir la mycose, il  est conseillé  d’ôter son maillot de bain mouillé après la baignade, de bien sécher la vulve après la toilette, d’éviter les vêtements trop serrés.

La médecine conventionnelle la traite par des antimycosiques locaux disponibles en vente libre en pharmacie.

Solutions naturopathiques

En première intention en cas de mycose :

– Les antifongiques disponibles en pharmacie sont efficaces et nettement moins chers que les solutions naturelles possibles : ovules à base d’huiles essentielles à faire réaliser en pharmacie.

– puis réensemencer la flore avec des probiotiques vaginaux pendant 2 à 3 semaines : par voie vaginale, Gynophilus à libération prolongée par exemple.

Pour prévenir les récidives :

– Rétablir une bonne flore intestinale et vaginale : les conseils sont les mêmes que pour la cystite.

– la consultation d’un naturopathe est nécessaire pour déterminer s’il faut en plus veiller à rétablir l’intégrité de la barrière intestinale. Une barrière intestinale dégradée peut laisser passer les bactéries de l’intestin vers le vagin. En cas d’intestin irritable (ballonnements, constipation et/ou selles trop molles, douleurs abdominales), d’allergies respiratoires, c’est indispensable.

– enfin, comme pour la cystite récidivante, il faut déterminer si le mucus est de qualité suffisante pour une implantation durable des bonnes bactéries.

 

  1. Vaginose bactérienne

Symptômes

Pertes abondantes et malodorantes, odeur désagréable de « poisson », surtout au contact du sperme et du sang. Pas de démangeaison, ni de rougeur. Elle n’est pas sexuellement transmissible. Elle affecte 1 femme sur 10. Elle peut être asymptomatique et disparaître spontanément.

Causes

La vaginose est provoquée par la prolifération de certaines bactéries du vagin, gardnerella vaginalis le plus souvent. Cette prolifération se fait aux dépens des lactobacilles et augmente le pH du vagin.

Les toilettes vaginales trop fréquentes, les rapports sexuels fréquents la favorisent.

La médecine conventionnelle la traite avec des antibiotiques.

En première intention, elle peut recommander pendant 1 semaine l’emploi d’un gel vaginal qui permet de rétablir le pH du vagin. Ces gels (par exemple Géliofil ou Hydralin Balance) sont en vente libre en pharmacie. Ensuite, il faut réensemencer la flore avec des probiotiques intravaginaux pendant 2 à 3 semaine comme pour la mycose. Si ce n’est pas suffisant, le traitement par antibiotiques locaux sera prescrit, souvent en même temps qu’un traitement antifongique pour éviter une mycose.

Solutions naturopathiques

– Les conseils sont les mêmes que pour la médecine conventionnelle en 1ère intention : gel intravaginal rééquilibrant le pH pendant une semaine et réensemencement avec des probiotiques pendant deux semaines. Si cela ne suffit pas, pour éviter de dégrader davantage la flore avec des antibiotiques, l’emploi d’ovules intravaginaux à base d’huiles essentielles est dans ce cas très recommandé. La consultation d’un aromathérapeute est nécessaire.

– Comme pour la cystite et la mycose, on vérifiera la qualité du mucus pour favoriser l’implantation durable d’une bonne flore.

 

  1. Vaginite

Symptômes

Pertes purulentes jaunâtres, qui peuvent être malodorantes en cas d’infection à trichomonas, fluides (les pertes liées à la mycose sont épaisses et blanches), avec démangeaisons, rougeurs, douleur et gonflement : inflammation, brûlures possibles à la miction.

NB : la mycose est une vaginite mycosique qui se distingue des vaginites microbiennes ou parasitaires par des pertes blanches et épaisses, non odorantes.

Causes

Elles peuvent être infectieuses ou irritatives (savon ou rapports agressifs, crèmes spermicides).

Il faut faire réaliser un frottis auprès du gynécologue dans le cas de pertes malodorantes avec démangeaisons et douleurs.

Dans tous les cas autres que la vaginite mycosique = mycose, ou irritative, le traitement médical est obligatoire.

 

LES TROUBLES DE LA MENOPAUSE

Symptômes et causes

  1. Bouffées de chaleur et Sommeil difficile

60 à 90 % des Occidentales en sont affectées contre 10 à 25 % des femmes en Extrême-Orient. Elles surviennent souvent la nuit, affectant le sommeil. En début de périménopause, le taux d’oestrogènes est généralement plus élevé. Les oestrogènes régulent la température de la peau. Quand leur taux chute, la progestérone provoque une vasodilatation rapide et une sudation brutale, surtout la nuit. Le stress, les émotions, l’alcool, le café, le tabac, les variations de température sont des facteurs aggravant.

  1. Ostéoporose

C’est la réduction de la densité du squelette. Les œstrogènes sont protecteurs.

  1. Accélération du vieillissement

En vieillissant, l’organisme subit de plus en plus de stress qui conduisent à la perte de cellules, à des dommages sur les gènes. Ces stress sont liés à l’inflammation, à l’oxydation, à l’exposition à des polluants : air, alimentation, cosmétiques, produits ménagers… Le fer est un puissant agent d’oxydation et d’inflammation. Minéral nécessaire au transport de l’oxygène dans le corps, le fer est indispensable. Mais en excès, il produit oxydation et inflammation, responsables du vieillissement.

Les hommes qui mangent en moyenne plus de viande et n’ont pas de règles ont une espérance de vie réduite par rapport aux femmes. Après la ménopause et l’arrêt des règles, la vitesse de vieillissement des femmes rattrape celui des hommes.

C’est dû en partie à cette augmentation du fer, mais aussi à la l’action protectrice des oestrogènes sur la peau qui disparaît.

  1. Prise de poids

Elle n’est pas liée à la baisse des hormones elle-même. En revanche, un mauvais sommeil contribue à la prise de poids.

La chute des œstrogènes peut entraîner en revanche une déféminisation de la silhouette.

Les œstrogènes sont responsables de la multiplication des adipocytes, les cellules du tissu adipeux, et de leur répartition autour des hanches, des fesses, des cuisses. Ce sont les réserves énergétiques pour la grossesse et l’allaitement. Ces cellules du tissu adipeux quand elles ne sont plus stimulées par les œstrogènes relarguent les acides gras qu’elles contenaient qui vont se déposer plutôt dans le tissu adipeux au-dessus de la ceinture.

  1. Dépression

Les hormones sexuelles agissent sur le cerveau, l’oestradiol, le principal œstrogène, la progestérone sont antidépresseurs, ainsi que la DHEA précurseur des hormones des deux sexes produit dans le cerveau et les glandes surrénales qui décroit avec l’âge.

De plus, le passage de la ménopause annonce une nouvelle période de vie associée au vieillissement global.

 

Solutions naturopathiques

  1. Bouffées de chaleur et Sommeil difficile

Des études se basant sur une consommation de plus de 30 mg de génistéine (phyto-œstrogène) de soja par jour ont observé une réduction significative des bouffées de chaleur. La génistéine est présente dans le soja fermenté tel que le tofu lactofermenté. 25 g de protéines de soja lactofermenté par jour suffisent.

Pourquoi fermenté : la gynestine du soja se transforme en génistéine, celle qui a une action sur les bouffées de chaleur, grâce à une transformation opérée par la flore intestinale. Si celle-ci est déséquilibrée, la transformation n’a pas lieu.

De plus, les études aujourd’hui nombreuses montrent une association entre une consommation élevée de soja et un risque diminué d’incidence, de récidive et de mortalité des cancers hormonodépendants du sein et de l’endomètre.

Par ailleurs, les phyto-oestrogènes ont aussi des propriétés antioxydantes, anti-inflammatoires, génoprotectrices, protecteurs cardio-vasculaires. Enfin, ils augmentent la durée de circulation de la vitamine D dans le corps, protégeant de l’ostéoporose.

Si le soja alimentaire ne pose pas de problème, la supplémentation en phyto-œstrogène est déconseillée en cas de cancer hormonodépendant et d’antécédents. Seulement en cas de traitement anti-oestrogénique, la forme alimentaire est déconseillée aussi.

Un même effet anti-bouffées de chaleur est observé avec les lignanes contenues dans les graines de lin broyées minute (ne pas les broyer à l’avance, elles s’oxydent en quelques minutes et deviennent toxiques) : 1CS /j.

Le stress augmente considérablement les bouffées de chaleur.

  • Le yoga, la méditation, la marche dans la nature le réduisent
  • Supplémentation en magnésium assimilable

La pratique d’une activité physique soutenue = qui fasse transpirer, et du sauna, réduit aussi les bouffées de chaleur.

Si cela ne suffit pas, le naturopathe conseillera plantes et huiles essentielles.

 

  1. Ostéoporose

Pour préserver de l’ostéoporose, le meilleur remède : l’exercice physique, associé avec un bon taux de vitamine D.

Une supplémentation de 2000 UI par jour est nécessaire d’octobre à avril, les rayons du soleil n’étant pas assez proches au nord de Rome pour permettre de sécréter la vitamine D par la peau. A partir d’avril, une exposition d’1/3 du corps 20 mn par jour suffit (sans crème solaire).

Les autres mesures, à tous les âges :

– Préserver son équilibre acido-basique en mangeant beaucoup de légumes et un peu de fruit et en limitant le sel.

– manger suffisamment de protéines : 180 g/j d’aliments protéiques, dont une partie en produits animaux pour le zinc (inassimilable dans les produits végétaux)

– Un apport suffisant en calcium sans excès de phosphore (c’est à dire peu de produits laitiers) : sardines mangées avec les arêtes (en conserve), chou chinois, amandes, algues, brocolis, haricots blancs, brocolis, figue séchée, sésame, laits végétaux enrichis en calcium, eaux minérales telles que Vittel…

– magnésium assimilable

– vitamine K : produite par la flore intestinale et apportée par les végétaux vert foncé

– éviter le café et l’alcool qui font perdre le calcium et le magnésium dans les urines.

 

  1. Accélération du vieillissement

Pour le freiner, conseils de base :

  • Réduire le fer, donc les viandes, surtout rouges, dans l’alimentation
  • Réduire les graisses saturées : viande, charcuterie, fromage, beurre, huile de palme des biscuits, pâtisseries.
  • Augmenter sa consommation d’antioxydants : huile d’olive vierge bio, fruits et légumes bio et colorés, amandes avec peau, pollen frais congelé, curcuma, gingembre et herbes aromatiques.
  • Pratiquer une activité physique régulière et modérée : 5 heures par semaine, marche comprise
  • Pratiquer le jeûne intermittent : régulièrement, ne pas manger pendant 13 à 16 h. Exemples : selon que l’on est lève-tôt ou lève-tard (c’est un chronotype, pas de honte à avoir) si on prend le petit-déjuner très tôt, faire une collation à 17 h et sauter le dîner, ou dîner à 19h et petit déjeuner à 9h, ou dîner à 20 h et remplacer le petit déjeuner par une collation à 10-11h.
  1. Prise de poids

Bonne nouvelle ! : elle peut être totalement contenue avec l’application des conseils ci-dessus J

  1. Dépression

Avec une bonne hygiène de vie et une supplémentation en magnésium assimilable, les effets délétères de la ménopause sur le moral sont dans la majeure partie des cas endigués.

La pratique de la méditation de pleine conscience a fait ses preuves sur le stress, l’anxiété et la dépression.

Si une aide supplémentaire est nécessaire, des compléments de plantes et huiles essentielles seront conseillés par le naturopathe.