LES MESURES ANTI-ALLERGIES SAISONNIERES

mai 14, 2016 5:20

LES MESURES ANTI-ALLERGIES SAISONNIERES

  1. Mesures pratiques en période pollinique
  2. Préserver le microbiote
  3. Lutter contre l’inflammation
  4. Veiller à l’équilibre acido-basique du corps
  5. Vérifier les allergies croisées

Vous trouverez des répétitions dans ce programme, concernant l’exercice physique par exemple qui revient dans toutes les rubriques : ces redites montrent simplement que ce qui est bon pour le microbiote l’est aussi contre l’inflammation ou pour favoriser l’équilibre acido-basique. Elles ont été conservées volontairement car elles montrent l’importance de ces mesures pour l’équilibre global du corps.

1) Mesures pratiques en période pollinique

  • Eviter dans la mesure du possible de sortir les jours de grand vent et fermer les fenêtres
  • Eviter de faire sécher le linge à l’extérieur
  • Se laver les cheveux le soir (les pollens de la chevelure se déposent sur l’oreiller)
  • Nettoyer les sinus matin et soir avec de l’eau de mer ou un lota (eau tiède légèrement salée)
  • Majorer sa consommation d’eau (2 litres par jour)
  • Transpirer : exercice physique modéré à intense 5 heures par semaine / et sauna 1 à 3 fois par mois (sauf contre-indications : problèmes cardio-vasculaires…

2) Préserver le microbiote      

a) Fuir les agresseurs du microbiote :

ALIMENTS CARENCES EXCES
Alcool et toxiques (médicaments, tabac, additifs alimentaires…) Manque de fibres (=> céréales ½ complètes, végétaux crus) Glucides, protéines, lipides
Sucre (dont céréales raffinées, jus de fruits 100% bio ) Manque d’eau entraînant de la CONSTIPATION Laitages et gluten
Graisses frites et trans Manque de mastication Aliments acides
Levure Manque de sommeil Grignotages
INTOLERANCES (à vérifier : gluten, laitages vache, œufs, crucifères et légumineuses selon fréquence et quantité, etc…) Manque d’OXYGENATION =>

Exercice physique

STRESS : dont surmenage et contrariétés pendant le repas

b) Cultiver ses amis :

TOUS FRUITS et LEGUMES + SUPERALIMENTS GESTION DU STRESS STRATEGIE ANTICONSTIPATION
Thym Pollen frais Méditation-Sophrologie Boire de l’eau
Romarin Graines germées Sauna Monodiète 1 soir par semaine :  1 fruit à volonté ou légumes vapeur sans matières grasses à volonté, riz complet en saison froide…
Sariette Algues d’eau douce : spiruline, klamath (contre-indication : prise d’anticoagulant) et chlorophylle Respiration (en cas de stress : respiration consciente, abdominale, soupirs) Plantes pour le foie : romarin et chardon marie en saison froide, artichaut et radis noir en saison chaude
Origan Jus de myrtille en petite quantité Massages Fuir les laxatifs
Oignon cru Gingembre frais et cru (jus) Exercice physique Manger des fruits crus et des crudités
Ail cru Jus légumes frais : épinards, brocolis, carottes, betteraves QiGong, Yoga, Tai Chi… Manger des céréales semi-complètes
Cannelle Propolis Contact avec la nature : randonnée, jardinage… Marcher 40 mn minimum chaque jour
Curcuma Probiotiques Manger dans le calme Douche rectale

 

3) Réduire l’inflammation

a) les aliments qui entretiennent l’inflammation

Il ne s’agit pas de les supprimer mais de les modérer, de tester leurs effets sur les symptômes en les consommant séparément.

Aliments générant de l’acide arachidonique     Aliment contenant de l’histamine ou  histamino-libérateurs Aliments contenant des précurseurs de l’histamine (thyramine, phényléthylamine)     

 +

Agresseurs de la muqueuse intestinale

Viandes surtout grasses Poissons en conserve, fumés, poissons qui ne sont pas de toute fraîcheur   Chocolat
Charcuteries Crustacés   Charcuterie
Abats Tomates   Caviar
Beurre Fraises   Aliments fermentés
Crème Champagne   Fromages fermentés tels que roquefort, brie, camembert
Lait Vin blanc   Epinards, Pommes de terre, Choux
Oeufs Aliments fermentés tels que choucroute, sauce de soja  Gluten (seigle, avoine, blé, orge, kamut, épeautre)
Huiles oméga 6 (tournesol, soja, maïs, arachide, pépins de raisin, carthame) Levure  Laitages surtout de vache

b) les aliments qui réduisent l’inflammation

 -Consommer des omégas 3 : quotidiennement 2 cuillères à soupe d’huile biologique et de première pression à froid, conservée au frais et dans le mois suivant l’ouverture, non chauffées !! d’huile de lin, cameline, colza. (+ 1,5 CS d’huile d’olive par jour, notamment pour cuire).

Magnésium : amandes, noisette, noix, sarrasin, riz complet, pistache, épinards, mâche, pois, haricots secs, figue sèche

Curcuma : c’est un anti-inflammatoire remarquable mais qui traverse difficilement la muqueuse intestinale. Il a besoin d’un transporteur : l’huile de coco, pour permettre son absorption, en consommer quotidiennement une petite quantité (d’1/4 de cuillère à café à 1 cuillère à café selon la consommation de graisses de la journée). Consommer le curcuma sous toutes ses formes pour bénéficier des effets du totum de la plante : frais, en poudre, en complément alimentaire qui isole sa substance active, la curcumine.

Enzymes : végétaux crus frais, graines germées

Aliments alcalinisants (voir plus loin)

Probiotiques

 

4) Veiller à l’équilibre acido-basique du corps

Consommer 60 à 70 % d’aliments alcalinisants pour 30 à 40 % d’aliments acides et acidifiants

a) Quels sont les aliments alcalinisants ?

Les légumes sont presque tous alcalinisants sauf exceptions dans la liste, les courges, pommes de terre vapeur, sarrasin, maïs et riz semi-complet, patates douces, algues, amandes, olives noires, châtaignes et fruits (cueillis à maturité) non acides : pomme douces, abricots, avocats, bananes, pêches, raisin, melon, pastèque, cerises, figues, les fruits séchés (en petite quantité, attention au sucre !), les herbes et aromates (curcuma, cannelle, thym, laurier, persil, cresson, pourpier, céleri, menthe, romarin, ciboulette, échalottte crue, ail, oignon cru)…

b) Sources d’acidose alimentaires et non alimentaires

Toxiques Aliments acides Aliments acidifiants Sources

non alimentaires

Tabac Vin blanc Protéines animales, surtout viandes rouges, abats ++, coquillages, sardines, anchois, maquereaux Stress, Surmenage physique
Alcool Champagne Soja, légumineuses Manque de mastication
Additifs alimentaires Laitages : yaourts, crème fraîche Thé, café, chocolat (méthylpurines) Manque de sommeil
Edulcorants de synthèse Fruits acides : agrumes, baies, kiwis, tomates cuites et séchées, ananas, physalis Levure de bière

 

Insuffisance hépatique, insuffisance rénale
Pesticides et engrais de synthèse Légumes acides : épinards cuits, blettes, asperges, oseille Céréales complètes Constipation, fermentations intestinales, putrescences
Huiles hydrogénées, et frites Condiments, vinaigre Céréales et farines raffinées, sucre raffiné Le manque d’eau de boisson
Drogues, médicaments Piments, excès de sel Excès de sucre, excès de lipides (= acides gras) Le manque d’oxygénation = exercice physique

 

Respecter cet équilibre est proche de l’hygiène de vie méditerranéenne bien comprise, gage de longévité.

Elle comporte pour l’alimentation une majorité de végétaux, d’aromates, peu de produits animaux, et favorise la convivialité des repas et l’exercice physique.

 

Concrètement :

  • Pas 200g de protéine animale + autant de féculent et une petite poignée de légumes mais 300 à 400 g de légumes crus et cuits +100 g protéine animale ou végétale et un féculent en fonction des efforts physiques fournis dans la journée.
  • Remplacer les céréales et farines raffinées par des semi-complètes bio.
  • Remplacer le pain blanc par du pain demi-complet ou de petit épeautre bio et au levain
  • Vous aimez les pâtes => aux légumes, ½ complètes, au riz complet, au sarrasin…
  • Limiter le sel  dans la cuisine, et les aliments très salés, ne pas re-saler à table.
  • Une crudité par repas. Faire cuire qq mn à la vapeur les crudités pour les rendre plus digestes si nécessaires.
  • Remplacer les grignotages sucrés par des fruits cuits et crus, des oléagineux (amandes, noix), des fruits séchés, et les desserts par des desserts peu sucrés maison (voir recettes sur sites de cuisine saine)
  • Jus de légumes à l’extracteur et smoothies verts
  • cuire à la vapeur douce (90°C) le plus possible pour garder les minéraux : au-delà de 110°C, destruction de la plupart des minéraux et vitamines
  • Recherche de nouvelles recettes de légumes sur les sites de cuisine santé, par exemple : biogourmand.fr /   www.cuisine-saine.fr

 

5) Les allergies croisées

Le système immunitaire des allergiques ne réagit pas seulement aux pollens mais à d’autres espèces végétales dont la structure des protéines est similaire.

Quand on est allergique au pollen de bouleau, on a des chances de l’être aussi à d’autres arbres. Mais plus étonnant, aux abricots, aux amandes à la carotte et à d’autres fruits et légumes. Voir le tableau ci-dessous.

En cas d’allergie identifiée ou suspectée avec l’un des allergènes, manger séparément un des aliments qui présente un risque d’allergie croisée et observer dans les heures qui suivent s’il y a aggravation des symptômes. Dans ce cas, éviter le plus possible l’aliment pendant la période pollinique.

ALLERGENES ALLERGIES CROISEES POSSIBLES
Pollen de bouleau Abricot, amande, avocat, banane, betterave, brugnon, carotte, céleri, cerise, châtaigne, noisette, noix, papaye, pêche, pomme, raisin, sarrasin, orange, litchi, tomate poivron, mangue, poire
Pollen d’armoise Aneth, carotte, cumin, céleri, coriandre, fenouil, persil
Pollen d’ambroisie Banane, melon, pastèque
Pollen de graminées Arachide, farine de blé, melon, orange, petits-pois, pomme de terre, poivron, tomate