L’aromathérapie des troubles digestifs

mars 13, 2020 4:42

L’AROMATHERAPIE INTEGRATIVE DES TROUBLES DIGESTIFS

Introduction

Pour des maux de ventre, quelle huile essentielle utiliser ?

Dans les livres et sur internet, on trouvera souvent la lavande, on l’utilise pour presque tout, ou alors le basilic tropical ou l’estragon. Ces deux derniers sont des antispasmodiques puissants et vont donc agir sur les spasmes. La lavande contient des molécules, les esters, qui ont aussi des propriétés antispasmodiques et apaisantes du système nerveux. Elle pourra donc soulager.

Mais on n’aura traité que le symptôme, le spasme, ce qui n’est déjà pas mal. Cependant, si les symptômes reviennent et deviennent chroniques, allons-nous utiliser des huiles essentielles tous les jours ?

L’aromathérapie « intégrative » intègre à l’utilisation des huiles essentielles la connaissance des mécanismes physiologiques des troubles pour les traiter à leur source. Elle emploiera donc les huiles essentielles mais aussi la nutrition, la micronutrition (la connaissance des nutriments et micronutriments dont notre organisme a besoin pour bien fonctionner), des outils de gestion du stress et des conseils d’hygiène de vie.

Les maux de ventre peuvent avoir des causes très diverses : syndrome prémenstruel, gastrite, constipation, aérophagie, déséquilibre de la flore intestinale, hypersensibilités alimentaires… C’est en investiguant sur ces causes physiologiques que l’aromathérapie intégrative peut agir à la source et pas seulement comme un remède provisoire.

C’est ce que propose la formation de l’Ecole Française d’Aromathérapie Intégrative qui m’a formée et au sein de laquelle j’enseigne aujourd’hui à Nice.

 

L’aromathérapie en France est soumise à des règles contradictoires. Par exemple, il est interdit pour les non-médecins de conseiller des huiles essentielles par voie orale mais des gélules d’huiles essentielles à ingérer sont en vente libre en pharmacie ou boutique bio. Y compris pour les virus hivernaux pour lesquels une application cutanée des huiles essentielles fonctionne très bien.

Pour atteindre un virus qui circule partout dans le corps, l’huile essentielle devra rejoindre la circulation sanguine. Appliquée sur la peau, une huile essentielle rejoint la circulation sanguine instantanément. En 20 minutes, elle a disparu de la surface de la peau et se retrouve déjà dans les urines. Inutile donc de passer par les muqueuses sensibles du système digestif pour combattre les virus. Nous sommes tellement habitués à « prendre » un médicament par voie orale que lorsque nous sommes malades, que nous reproduisons le schéma avec les huiles essentielles. Outre la sensibilité des muqueuses digestives, certaines huiles essentielles ont des propriétés antibiotiques qui sont dommageables pour la flore intestinale, au même titre que les antibiotiques chimiques. Or, flore intestinale et immunité sont liées.

Lorsque nous souffrons de spasmes abdominaux, les huiles essentielles doivent agir sur les muscles lisses (involontaires) du système digestif, les relaxer, ce qu’elles feront très bien appliquées localement. Agir sur ces  muscles involontaires, c’est agir sur le système nerveux autonome, donc passer par la circulation sanguine, mais aussi par l’odorat, l’olfaction.
En revanche, quand il s’agit d’atteindre des bactéries ou virus logés dans l’intestin, la voie orale est nécessaire, rien de ce qui est appliqué sur la peau n’atteignant le tube digestif.

 

Le système digestif est un tube avec une entrée et une sortie. Notre corps est conçu pour se défendre de toute intrusion. Mais comme il a besoin de s’alimenter pour fonctionner, il a mis au point un système complexe qui permet à des éléments étrangers, les aliments, de pénétrer, à condition de montrer patte blanche. Montrer patte blanche, c’est d’abord que ces aliments soient découpés en nutriments. Les aliments sont des macromolécules constituées d’assemblages d’acides aminés pour les protéines, de chaînes d’acides gras pour les graisses, de différents sucres pour les glucides. Notre corps ne va absorber que des acides aminés, des acides gras et des sucres simples. C’est la digestion qui va découper ces aliments en nutriments grâce à la mastication et à l’action de différents acides et enzymes présents depuis la bouche jusqu’à l’intestin grêle.

Montrer patte blanche pour pouvoir pénétrer dans la circulation sanguine à partir du système digestif, c’est aussi prouver que l’on n’est pas toxique. Dans le cas contraire, le système immunitaire détruit les intrus, ou essaie de le faire. Le système digestif est le point sensible du corps, le lieu où des éléments étrangers pénètrent quotidiennement. Notre système immunitaire est donc concentré à 80% juste derrière les muqueuses intestinales pour parer à toute intrusion indésirable. Si un toxique pénètre, il est reconnu par des cellules du système immunitaire qui envoient les bataillons de défense : messagers inflammatoires pour informer de l’intrusion, macrophages qui mangent les intrus, lymphocytes qui les détruisent etc…

Le découpage-digestion des aliments en nutriments permettra ensuite leur assimilation, c’est à dire leur passage dans le sang pour aller jusqu’aux cellules. S’ils ne sont pas suffisamment réduits, ils sont inassimilables, ils dégradent la flore intestinale et génèrent de l’hyperperméabilité intestinale, puis ils poursuivent leur chemin jusqu’au côlon, et dégradent la flore colique. La barrière intestinale n’est plus étanche et laisse passer les macromolécules incomplètement digérées. Le système immunitaire les reconnaît comme intruses, et déclenche la guerre : l’inflammation.

Le voyage que je vous propose au long du tube digestif, de la digestion à l’assimilation, et un peu plus loin, passe en revue les étapes nécessaires au bon déroulement du processus, et à son rétablissement quand il a été altéré.

I. LA BOUCHE

  1. Mastiquer !

C’est la première étape mécanique du découpage des aliments. Si celle-ci est bâclée, l’organisme devra produire des quantités plus importantes d’acides et enzymes pour la digestion, ce qu’il n’est pas toujours en mesure de faire, surtout quand on est stressé, ou qu’on avance en âge.

De plus, la salive contient une enzyme, la ptyaline, qui prédigère les amidons, c’est à dire certains glucides. Bâcler cette étape, c’est se priver d’une prédigestion qui donnera plus de travail à votre pancréas et à votre intestin qui n’en a pas besoin.

Tout ce qui a été mal mâché ne pourra pas être correctement digéré ni assimilé, et arrivera finalement au bout du système digestif dans le gros côlon. Ce sera à la flore intestinale de faire un boulot qui n’est pas le sien => c’est ce que vous disent vos bactéries quand vous ballonnez, ou émettez des pets odorants. Une flore déséquilibrée est pro-inflammatoire, et l’on finit par ressentir ailleurs dans le corps la réticence à mastiquer.

  1. Gencives qui saignent au brossage : alerte !

Signe de plaque dentaire, de tartre (accumulation de bactéries). L’inflammation des gencives retentit sur l’ensemble du corps. Les antioxydants (qui luttent contre l’inflammation) sont utilisés sur ce site et ne sont plus disponibles pour l’ensemble du corps. On parle d’inflammation de bas grade.

L’inflammation de l’intestin, l’hyperperméabilité intestinale, et l’inflammation des gencives, sont les trois facteurs majeurs de l’inflammation de bas grade. Elle peut se traduire par des douleurs articulaires, migraines, fatigue… Mais plus grave encore, cette inflammation de bas grade fait le lit de toutes les pathologies : diabète, arthrose, cancers, dépression, maladies dégénératives telles que Parkinson ou Alzheimer …

Prophylaxie de l’inflammation des gencives : ne pas fumer, brossage des dents doux et efficace (brosse à dents électrique renouvelée tous les 2 mois), visite chez le dentiste tous les six mois, éviter les bains de bouche trop agressifs qui détruisent l’équilibre bactérien.

En aromathérapie, on lit parfois des conseils nocifs pour l’équilibre de la flore buccale. Comme la flore intestinale, elle a son propre équilibre qu’il convient de respecter. De la même façon qu’il faut éviter les bains de bouche classiques, il faut éviter de les faire avec des huiles essentielles bactéricides. La menthe poivrée contient des molécules qui le sont. Un hydrolat de menthe poivrée, ou de laurier, suffit largement, 1 cc dans le verre d’eau. Dans un hydrolat ne subsistent que quelques molécules hydrophiles de la plante, qui n’ont pas la puissance et la concentration des molécules de l’huile essentielle.

Autre huile essentielle souvent conseillée et à éviter pour le brossage : citron. Jaunit les dents à la longue.

II. L’ESTOMAC

  1. Reflux gastro-oesophagien et pyrosis

Il survient quand le contenu de l’estomac imprégné d’acide chlorhydrique remonte dans l’œsophage. On peut ressentir des sensations de brûlures, mais pas systématiquement. 1/3 des personnes présentant un RGO n’en souffrent pas. Les symptômes sont des éructations nombreuses après le repas, des pesanteurs gastriques, un sommeil non réparateur, des troubles respiratoires… Les conséquences peuvent aller jusqu’à l’oesophagite.

Un sphincter à la fin de l’œsophage, le cardia, s’ouvre quand on déglutit et se referme pour que les aliments ne remontent pas. La partie haute de l’estomac, appelée angle de His, empêche mécaniquement la remontée des aliments. Quand cette partie de l’estomac remonte au-dessus du diaphragme, c’est la hernie hiatale. Toutes les personnes ayant une hernie hiatale ne souffrent pas de reflux. La hernie hiatale est une cause de RGO mais le reflux n’est pas une conséquence obligatoire de la hernie. 

Causes du RGO 

Le stress spasme l’estomac, gêne les mécanismes d’ouverture et de fermeture, bloque les sécrétions digestives au moment du repas, mais fait sécréter de l’acide chlorhydrique en dehors. De plus, il bloque des quantités d’air importantes dans l’estomac (jusqu’à 4 litres !), qui empêchent aussi la fermeture du haut de l’estomac.

Le surpoids, et les repas lourds, surtout le soir, et pire, avant de se coucher, ont le même effet.

Les graisses saturées (viande surtout grasse, fromages, beurre, jaune d’œuf) relâchent la partie haute de l’estomac et contractent le sphincter du bas, le pylore, empêchant la vidange gastrique. Le repas reste sur l’estomac et augmente la possibilité de reflux.

Le tabac quant à lui augmente l’inflammation.

Les conséquences d’une mauvaise digestion dans le temps sont trop importantes pour traiter le problème à la légère :

  • malnutrition (par manque d’assimilation des nutriments essentiels)
  • déséquilibre de la flore intestinale
  • surcharge hépatique
  • allergies et maladies auto-immunes (à cause de la dégradation de la muqueuse intestinale). 

Les solutions 

Si le problème est chronique, une fibroscopie et une gastroscopie s’imposent.

  • éviter le café qui augmente les sécrétions d’acide chlorhydrique et enflamme les muqueuses digestives
  • éviter l’alcool le temps que les brûlures disparaissent
  • éviter piment, poivre, et aliments acides.
  • Dîner léger et végétalien (sans graisses animales, viande et produits laitiers, et peu de graisses végétales)
  • peu de graisses saturées (beurre, margarine, fromages, jaune d’œuf, fritures, huile de palme, pâtisseries et biscuits contenant de l’huile de palme, glaces : préférer les sorbets)
  • Bien cuire les viandes (mijotage) : pré-digestion, et  éviter les viandes et poissons crus).
  • fractionner ses repas en prenant une collation le matin et l’après-midi à base d’aliments riches en antioxydants (anti-inflammatoires) : fruits, amandes, chocolat noir, thé vert ou rooïbos
  • alimentation riche en végétaux et en polyphénols : baies rouges, fruits et légumes, amandes entières avec la peau, thé vert, huile d’olive extra vierge, herbes aromatiques.
  • 1 CS de gel d’aloe vera à boire avant le repas
  • Lithothamne (algue alcalinisante) entre les repas
  • supplémentation en magnésium assimilable contre l’inflammation
  • stimuler l’évacuation de la bile  avec des plantes cholagogues avant les repas (mais pas après, les plantes amères ralentissent la vidange gastrique) : chardon marie
  • éventuellement, supplémenter en enzymes digestives.

Aromathérapie 

Les sécrétions digestives sont sous contrôle du système nerveux autonome parasympathique, celui de la relaxation, de l’assimilation. Quand nous sommes stressés, le système nerveux autonome se met en mode orthosympathique : il bloque les sécrétions digestives, et mobilise les ressources énergétiques pour l’action. Pour faciliter la digestion, il faut donc favoriser le passage du système nerveux en mode parasympathique.

Des huiles essentielles ont cette propriété. Celles contenant des monoterpénols : lavande, bois de rose, de Hô ; des esters : petit grain bigarade, camomille romaine. Puisqu’il faut agir sur le système nerveux, les ingérer ne présente aucun intérêt. Diluées à 10% dans une huile végétale, en massage sur le plexus et n’importe où sur le corps, puisqu’elles rejoindront la circulation sanguine et le système nerveux quel que soit l’endroit où on les applique. Lavande, bois de Hô, de rose peuvent être utilisées en petite quantité sans danger pendant la grossesse, à partir du 3ème mois par sécurité (formation du système nerveux du fœtus pendant les 3 premiers mois, on évite les HE à ce moment).

On trouve souvent le conseil de prendre de l’huile essentielle de menthe poivrée sur un support neutre pour les douleurs d’estomac. La menthe poivrée a en effet des vertus anti-inflammatoires et elle est dite protectrice de l’estomac, en raison de ses cétones, une famille moléculaire, qui ont une action cicatrisante ; ses cétones sont en plus bénéfiques pour le foie. Mais elle peut exacerber les symptômes. A éviter donc.

L’huile essentielle de gingembre active les sécrétions digestives, est anti-inflammatoire.

De manière générale, ne jamais ingérer d’HE à jeun en cas d’inflammation de l’estomac.

 

  1. Gastrite, pesanteurs gastriques

Elles sont dues au stress, qui active la production d’acide chlorhydrique en dehors des repas, conséquence : il n’y en pas plus assez pendant les repas ; l’acide chlorhydrique active l’enzyme de digestion des protéines, la digestion et la vidange gastrique sont ralenties. En vieillissant nous produisant moins de suc digestif.

Autre cause : des repas trop copieux, ou des excès de graisses qui retardent l’ouverture du pylore, le bol alimentaire reste trop longtemps dans l’estomac.

Normalement, une couche de mucus protège la paroi de l’intestin de l’acide chlorhydrique. Ce dernier est très utile, c’est lui qui facilite la décomposition des aliments, les stérilise (il préserve donc la flore intestinale), et qui permet d’assimiler la vitamine B12 et le fer.

Mais quand le mucus manque, l’acide chlorhydrique en contact avec la muqueuse stomacale provoque une inflammation qui peut mener jusqu’à l’ulcère. L’ulcère peut conduire à des lésions précancéreuses.

Le café enflamme les muqueuses digestives ; il augmente la production d’acide.

Les solutions 

la gastroscopie s’impose en cas de douleur chronique. Si aucune lésion précancéreuse n’est découverte, et en l’absence d’infection par Helicobacter Pylori :

Les conseils du reflux sont valables pour la gastrite.

– La supplémentation en enzymes digestives est contre-indiquée en cas d’ulcère gastrique ou duodénal.

Dans la mesure du possible, éviter :

– Les pansements gastriques qui contiennent de l’aluminium, neurotoxique.

– Les IPP privent de l’acide chlorhydrique nécessaire à la stérilisation des aliments, et à la digestion (découpage) des protéines, entraînant des risques de perturbation de la flore intestinale dont nous verrons un peu plus loin les graves conséquences. Ces médicaments ne devraient être prescrits que sur des durées courtes, pas pendant des années.

– Eviter les anti-inflammatoires qui détruisent le mucus de l’estomac et de l’intestin.

– Faire doser la vitamine D, la vitamine anti-inflammation dont la majorité de la population manque en hiver. En effet, elle est sécrétée par exposition de la peau aux UV, et au nord de Rome, le soleil est trop lointain pour permettre cette sécrétion d’octobre à avril. Une supplémentation doit être effectuée à ce moment. Au-delà de 70-80 ans, la peau sécrète moins et la supplémentation doit être continue.

Aromathérapie

– Le gingembre, anti-inflammatoire : en décoction (bouilli dans l’eau), frais râpé, dans les jus de légumes frais à l’extracteur, avant de penser à l’huile essentielle.

L’huile essentielle de gingembre est anti-inflammatoire. Elle a en plus des vertus sur tout le tube digestif par voie interne : active les sécrétions digestives, stimule la détoxification hépatique, réduit les nausées, les ballonnements et les gaz, active le péristaltisme (mouvement de l’intestin). A partir du 4è mois de grossesse.

– L’huile essentielle de citron favorise la production de mucus, neutralise les acides gastriques, est anti-inflammatoire, soulage les nausées.

– Les capsules d’huile essentielle Pranarom : « Oléocaps 3 confort digestif », gingembre, carvi, cardamome, menthe poivrée, citron, cannelle. La cannelle est dermocaustique, à éviter en cas de gastrite, en revanche la formule est conseillée en cas de lourdeur digestive.

 

III. LE FOIE ET LA VESICULE BILIAIRE

  1. Nausées

Signe que le foie est surchargé (toxiques, graisses, sucres, hormones…). Autres symptômes indiquant une surcharge hépatique : les migraines, l’hypersudation, l’hypersalivation, le syndrome pré-menstruel, la fatigue chronique, les réveils nocturnes fréquents, la sensibilité accrue à l’alcool ou à la caféine.

La vésicule biliaire peut se vider sous l’effet du stress, provoquant des douleurs abdominales. Il n’y a plus assez de bile alors au moment de la digestion. Les graisses sont mal digérées.

Causes 

  • excès de graisses, sucres, toxiques (médicaments, alcool, additifs alimentaires…), hormones (syndrome prémenstruel, grossesse)
  • pesanteurs gastriques
  • dysbiose et perméabilité intestinale
  • stress

Solutions 

– Fournir à l’organisme les nutriments nécessaires à sa détoxication : magnésium assimilable (glycérophosphate ou bisglycinate de magnésium, pas le magnésium marin), vitamines B2, 6, 9 et 12, sélénium (3 noix d’Amazonie par jour).

– Pratiquer un soir ou deux par semaine une monodiète de légumes verts, mangés à volonté (à condition de ne pas ballonner), sans matière grasse.

– gestion du stress.

Aromathérapie

– Huile essentielle de menthe poivrée, une goutte sur le foie et une trace sur la langue, contre-indiquée pour les femmes enceintes. Attention, la menthe poivrée peut être radicale : vomissement (pour soulager le système digestif)

– Huile essentielle de citron, cure de 20 jours, 5 gouttes dans une bouteille d’eau, bien agiter avant de boire (les HE ne sont pas miscibles dans l’eau), tout au long de la journée, à distance des médicaments (favorise les deux phases de la détoxication hépatique). Pendant la grossesse, à partir du 4è mois, 3 gouttes par jour pendant 10 jours.

– Capsules d’huile essentielle Pranarom : oléocaps 3 confort digestif, gingembre, carvi, cardamome, menthe poivrée, citron, cannelle. La cannelle est dermocaustique, à éviter en cas de gastrite.

 

  1. Constipation

La constipation pour la médecine, c’est une fréquence de selles de moins d’un jour sur deux. Pour les naturopathes, on est constipé dès que l’on ne va pas à la selle tous les jours. Normalement, notre physiologie est faite pour qu’à chaque absorption de graisses, il y ait évacuation.

Pourquoi parler de la constipation dans le chapitre foie / vésicule biliaire ? Parce que le foie produit la bile qui est stockée dans la vésicule biliaire et se déverse dans le duodénum dès que des graisses arrivent dans l’estomac. Cette bile est un lubrifiant des parois intestinales sans lequel les matières fécales ont du mal à progresser dans le tractus digestif.

Causes 

– Spasme de la vésicule biliaire, défaut de péristaltisme, le mouvement de l’intestin  à cause du stress.

– manque d’hydratation

– dysbiose (déséquilibre de la flore intestinale), intestin irritable : nous verrons en détail ce problème plus loin.

Solutions 

– Gestion du stress

– Un verre d’eau tiède avec quelques gouttes de citron (1/4 de citron) à jeun le matin, 10 minutes avant le petit déjeuner, aide la vidange de la vésicule.

– Une cuillère à café d’huile d’olive avec quelques gouttes de citron.

– des plantes cholérétiques qui stimulent la production de bile et des plantes cholagogues, qui favorisent son expulsion de la vésicule biliaire : chardon marie, radis noir, artichaut, boldo, romarin, curcuma. Les plantes cholérétiques sont déconseillées en cas de calculs biliaires. Commencer d’abord par les plantes cholagogues qui les dissolvent : chardon marie. Les plantes cholérétiques et cholagogues en général sont déconseillées pendant la grossesse.

– La tisane d’hibiscus, dynamisante, peut être prise au petit déjeuner, elle a un effet laxatif doux. Elle est un peu acide, attention en cas de douleurs d’estomac. Déconseillée aux femmes enceintes, en grande quantité, peut provoquer des contractions.

– Boire 1,5 litre d’eau tout au long de la journée, en dehors des repas.

– MARCHER ! tous les jours, 30 mn minimum.

– Aromathérapie : en massage, les huiles essentielles qui activent le système nerveux parasympathique, et l’huile essentielle de gingembre qui active le péristaltisme.

 

  1. Hémorroïdes

Causes :

  • « engorgement » du foie, mauvaise circulation de retour.
  • Constipation avec poussées trop fortes

Solutions 

  • Aider le foie avec plantes cholagogues et les HE du foie (citron, menthe, gingembre)
  • Favoriser la circulation : application locale 3 fois par jour d’huile essentielle de lentisque pistachier et hélicryse italienne à parts égales diluée à 5% dans une huile végétale. Possible pour les femmes enceintes pendant quelques jours.

 

IV. L’INTESTIN GRELE : LES « INTOLERANCES » ALIMENTAIRES ET L’HYPERPERMEABILITE INTESTINALE

La barrière intestinale est constituée de

  • cellules appelées entérocytes,
  • de jonctions serrées qui relient les entérocytes et empêchent les aliments non digérés , les bactéries et les toxiques de passer dans le sang,
  • de mucus, qui empêche le contact entre les bactéries et la muqueuse, et qui leur permet de s’implanter dans l’intestin.
  • Par-dessus une partie de notre flore (la majeure partie est dans le gros côlon).
  • Derrière cette barrière se loge 80% de notre immunité, des cellules qui produisent des anticorps en cas d’intrusion.
  1. Différence intolérance, allergie, hypersensibilité.

– Intolérance : exemple, au lactose : on n’a plus de lactase pour le digérer. Intolérance au glucose, le diabète, on n’a plus d’insuline pour assimiler le sucre.

– Allergie : hypersensibilité de type 2 : allergie vraie avec possibilité de choc anaphylactique. Elle est mesurée par les immunogloulines E, IgE

– Hypersensibilité de type 3, elle est mesurée avec les IgG, et appelée aujourd’hui à tort intolérance.

  1. Le gluten

Qu’en est-il de cette fameuse intolérance au gluten de ceux qui savent bien que le gluten « ne passe pas » sans avoir la maladie coeliaque ?

Le gluten est formé par deux protéines des céréales lorsqu’elles sont combinées avec de l’eau, gliadine et gluténine. Ces protéines sont présentes dans le seigle, l’avoine, l’orge, le blé, le froment, l’épeautre, le kamut. D’autres protéines de la famille des prolamines sont présentes dans des céréales en quantité variées, notamment le maïs. Elles ont la capacité d’affecter les jonctions serrées de l’intestin et de provoquer de l’hyperperméabilité. Cette sensibilité est propre à chacun.

Ces jonctions serrées sont la barrière empêchant les intrus de passer dans la circulation sanguine. Quand elle est dégradée, des protéines des aliments et des bactéries peuvent y passer, elles sont reconnues comme des intruses par le système immunitaire qui envoie des anticorps pour les détruire. Ces anticorps circulent ensuite dans l’ensemble du corps et peuvent alors s’attaquer aux cellules qui ont un patrimoine génétique proche de ces protéines et bactéries. Cette communauté de gènes, on peut l’avoir avec des protéines animales ou des plantes. Elle est propre à chacun, les protéines qui nous construisent nous sont propres, à chacun ses réactions.

Si la protéine ou bactérie intruse ressemble à celle de notre cartilage par exemple, les anticorps vont le dégrader, ce qui provoque les maladies auto-immunes du système ostéo-articulaire : polyarthrite rhumatoïde… Nous venons tous des mêmes cellules, des bactéries d’il y a 3 milliards d’années, et chacun porte la trace de ces cellules à sa manière. Notre patrimoine génétique provient à 37% de ces bactéries originelles, à 18% des vertébrés et à 6% seulement des primates.

Ce même processus d’hypersensibilité non coeliaque a été à l’œuvre dans la maladie coeliaque mais s’est accentué dans ce cas.

Dans les deux cas, à des degrés différents, il y a dégradation du tissu de l’intestin, qui absorbe moins bien les nutriments. La conséquence est une dénutrition, une inflammation de bas grade et un stress accru, généré par l’inflammation. En effet, la flore réagit à l’inflammation. Or, elle est en communication permanente avec le cerveau à travers des métabolites qu’elle produit et qui passent dans le sang. Lorsqu’elles ne produisent plus certains métabolites, et que des signaux inflammatoires pénètrent dans le cerveau, celui-ci active le circuit du stress et génère de l’anxiété. Un cercle vicieux s’instaure, le stress dégradant la flore et la barrière intestinale, et cette dégradation générant du stress.

Quand on parle de stress, il peut s’agir d’un stress qui n’est pas perçu. Ce stress émotionnel récurrent empêche la reconstruction de la barrière. 

Solutions 

Travailler sur la barrière intestinale :

– gestion du stress

– suppression des agresseurs de la muqueuse et de l’inflammation

– nourrir les bonnes bactéries de l’intestin avec une alimentation riche en prébiotiques (panais, poireaux, artichauts, oignons, ail, asperges, bananes, pectine des fruits : pommes, poire, …). Mais attention en cas d’intestin irritable, c’est le seul cas où il faut limiter les fibres (voir plus loin).

– apport de glutamine, nourriture des entérocytes (contre-indiquée en cas de cancer), de probiotiques.

– De plus, quand les cellules de l’intestin sont endommagées, le foie subit un surcroît de travail. En effet, les entérocytes sont le premier lieu de la détoxication, ils possèdent, comme le foie, des cytochromes, qui peuvent rejeter les substances toxiques. C’est ce qui explique que chez certaines personnes, les traitements comme la chimiothérapie per os sont rejetés. Il faut donc soutenir le foie, avec des plantes cholagogues d’abord, pour favoriser l’évacuation de la bile, chardon marie, et ensuite des plantes cholérétiques, artichaut, radis noir, pour favoriser sa production.

– En aromathérapie, les huiles essentielles du foie, citron et gingembre ont une action anti-inflammatoire.

 

  1. Le lactose et la caséine du lait

Distinguer dans le lait le lactose, le glucide, de la caséine, la protéine.

Le lactose, on l’a vu, peut provoquer une intolérance en l’absence de lactase. Les bifidobactéries de notre flore intestinale sont capables de dégrader le lactose. A condition d’en avoir suffisamment.

Les bifidobactéries de la flore intestinale sont capables de dégrader le lactose.

La caséine affecte les jonctions serrées de l’intestin.

Pourquoi y a-t-il moins de réactions avec le lait de chèvre ou de brebis ? Parce que le lait de vache est produit à 99 % par une seule espèce de vache aujourd’hui, qui a été utilisée pour son grand rendement dans les années 70 quand les besoins en lait on été accrus. C’est la vache Holstein, la vache noire et blanche bien connue. Or, la protéine de cette vache est mutée. Notre système immunitaire réagit davantage avec cette protéine mutée. Il y aurait moins ou pas de réaction avec un lait d’une vache brune acheté directement à la ferme.

 

  1. Les conséquences de l’hyperperméabilité

L’hyperperméabilité génère de l’inflammation dans l’ensemble du corps, une inflammation de bas grade. La liste des symptômes est donc immense :

Douleurs articulaires, sinusite, migraines : les antioxydants qui combattent l’inflammation dans le corps sont consommés sur le site de l’intestin et ne sont plus disponibles pour le reste du corps.

Anxiété, insomnie : car l’inflammation intestinale consomme sur ce site la sérotonine, le neurotransmettteur du bien-être, elle-même précurseur de la mélatonine, l’hormone du sommeil.

L’inflammation de bas grade fait le lit de la plupart des pathologies : cancer, diabète, surpoids, maladies dégénératives telles qu’Alzheimer ou Parkinson…

La grande majorité de la population souffre ou a souffert à un moment d’hyerperméabilité intestinale.

La cause la plus fréquente hormis l’alimentation : le stress.

 

V. LE GROS INTESTIN ET SA FLORE OU MICROBIOTE

Le système digestif est un écosystème fabuleux, d’une complexité telle que la science est loin d’avoir révélé tout son fonctionnement.

Nous connaissons mieux aujourd’hui ses interactions avec le cerveau. Quelques 200 millions de neurones entériques correspondent avec les 100 milliards de neurones de notre cerveau.

Il existe également une communication bidirectionnelle entre le cerveau et notre microbiote, à travers les métabolites qu’il produit.

Notre flore intestinale, c’est 100 000 milliards de microbes dans notre intestin. En comparaison, notre corps contient 10 000 milliards de cellules. Nous sommes à 10% humain, et à 90 % …bactérie ! Ces bactéries pèsent jusqu’à deux kilos.

Chacun d’entre nous en possède un mélange unique d’environ 200 espèces sur les 1000 connues, un mélange aussi unique que nos empreintes digitales. Cet équilibre personnel conditionne beaucoup de nos paramètres, depuis notre immunité, jusqu’à notre personnalité !

La majeure partie de la flore est dite saprohyte, bénéfique, elle réalise de multiples opérations impossibles pour nos cellules comme la dégradation des fibres résistantes dont elle se nourrit et avec lesquelles elle produit de l’énergie, et des acides gras à chaîne courte, anti-inflammatoires. Le lien entre microbiote altéré et inflammation d’un côté, et de l’autre anxiété et dépression est aujourd’hui établi.

 

  1. Dysbiose intestinale

La dysbiose c’est la rupture de l’équilibre de la flore intestinale. La flore saprophyte est altérée, la flore potentiellement pathogène peut proliférer, comme par exemple l’Escherichia coli qui provoque des cystites, ou le Candida albicans, un champignon responsable de la candidose qui peut se répandre dans le corps : mycose vaginale, muguet (infection à Candida albicans de la bouche).

Souvent les symptômes de la dysbiose ne sont pas spécifiques. Comme elle entraîne une hyperperméabilité de l’intestin, on retrouve plutôt des symptômes communs à ce problème.

Dès que sont présents 4 de ces symptômes simultanément, le naturopathe la suspecte :

Ballonnements, douleurs abdominales, mycoses vaginales, troubles ORL (sinusite, asthme…), allergies aggravées (respiratoires ou cutanées), fatigue, cystites, fortes envies de sucre, de graisses saturées, anxiété.

La dysbiose peut provenir d’une prolifération de bactéries de putréfaction. Des gaz odorants la signalent. Ou de bactéries de fermentation, les ballonnements, voire douleurs abdominales sont alors prépondérants, et les gaz inodores.

Les trois déséquilibres peuvent coexister :  candidose, prolifération de la flore de fermentation et de putréfaction. Dans tous les cas, la perméabilité intestinale est augmentée, avec les symptômes possible cités ci-dessus.

Solutions

Il est préférable de déterminer les bactéries qui provoquent la dysbiose. Un test urinaire des métabolites produits par les bactéries le permet. Il est couteux et non remboursé (120€) mais il a de la valeur pour la prise en charge du problème.

S’il s’agit d’une candidose, pendant plusieurs mois, il faut arrêter de nourrir les mauvaises bactéries qui raffolent de sucre (dont miel et sirop d’agave), alcool, éviter les aliments à index glycémique élevé (toutes les céréales et farines raffinées, pâtes, riz et pain blanc, les fruits très sucrés : banane très mûres, figues, fruits séchés), et tous les aliments industriels qui contiennent des additifs qui perturbent la bonne flore.

S’il s’agit d’une prolifération de bactéries de putréfaction, on évitera les excès de protéines et l’on veillera à bien mastiquer !

S’il s’agit d’une prolifération de bactéries de fermentation, pendant un temps, il sera conseillé de réduire les fibres et de veiller à la mastication.

Pour combattre la dysbiose :  prendre avant chaque repas et changer tous les 10 jours les plantes qui le combattent : neem, lapacho pour la candidose, extrait de pépin de pamplemousse, propolis (produits de la ruche), ail, sarriette, thym.

Aromathérapie

Les huiles essentielles sont des alliées de taille dans le traitement de la dysbiose. Elles doivent être prise par voie orale, en gélule, avant le repas (à jeun). Celles qui contiennent des phénols : sarriette, clou de girofle, origan sont de véritables antibiotiques et sont toxiques pour le foie, elles doivent être prises pendant une durée limitée. L’alternance avec des plantes est nécessaire. En cas d’inflammation de l’estomac, prudence !  Consulter un naturopathe qui connaît bien le problème et le traitement.

L’huile essentielle la plus active sur les champignons est le palmarosa mais elle a l’inconvénient d’être oestrogénique, à éviter donc en cas d’antécédents de pathologie hormono-dépendante (cancer du sein, de l’utérus, mastose). On préfèrera les huiles essentielles riches en aldéhydes terpéniques : lemongrass, litsée citronnée, très efficaces contre les champignons.

Dans le commerce, les gélules d’huiles essentielles contiennent :

  • laboratoire Pranarom : origan, cannelle, menthe poivrée, citron. Les huiles essentielles de citron et menthe poivrée sont bénéfiques pour le foie et « compensent » un peu les dommages de l’origan. La cannelle est une antibactérienne puissante mais elle est dermocaustique. Contre-indiqué pendant la grossesse et l’allaitement.
  • laboratoire Salvia : ajowan, cannelle, girofle, laurier, origan, saro, basilic, menthe, estragon, carotte, cardamome, citron, coriandre. Contre-indiquée pendant la grossesse et l’allaitement.

Le réensemencement de la flore avec des probiotiques permet d’occuper les sites d’attaches des bactéries.

 

  1. Syndrome de l’intestin irritable

Symptômes

Douleurs abdominales récurrentes ou inconfort plus de 3 jours par mois pendant 3 mois, avec amélioration à la défécation, alternance contipation/diarrhée, selles anormales (trop dures ou trop molles)

+ ballonnements, difficultés pour déféquer, sensation d’évacuation incomplète, brûlures d’estomac, difficultés pour digérer, nausées, fatigue chronique, douleurs articulaires, mictions fréquentes et urgentes, douleurs pendant l’acte sexuel chez la femme, insomnies, maux de tête.

En cas de saignement, de diarrhée de plus de 2 semaines, de perte de poids, de fièvre, consulter sans tarder un médecin.

Causes

– Stress

– Dysbiose :  mastication insuffisante, excès de sucre, excès de protéines animales : favorise la prolifération de la flore de putréfaction, excès de fibres : FODMAP.

– Agresseurs de la muqueuse digestive, intolérances alimentaires : caséine, gluten (gliadine et porosité), toxiques : alcool, tabac, café, piment, graisses cuites à haute température, additifs

– médicaments : antibiotiques, AINS, laxatifs, IPP

– charcuterie (nitrites), excès de sel,

– aliments riches en histamine et tyramine, entretiennent l’inflammation : fromages, champagne, tomates, fraises, chocolat.

Solutions

Traiter la dysbiose.

Désenflammer l’intestin : supprimer les agresseurs et les aliments générant de l’hypersensibilité. L’intestin irritable peut nécessiter de limiter les fibres pendant un moment. Mais comme un régime sans fibre a toutes les chances de constiper, consulter un naturopathe qui connaît bien le trouble et son traitement.

Plantes et compléments

Curcuma : anti-inflammatoire, avec son transporteur : l’huile de coco et non le poivre (pro-inflammatoire, dégrade les jonctions serrées de l’intestin).

Probiotiques pour aider le rétablissement d’une flore protectrice et anti-inflammatoire.

Glutamine : pour réparer la muqueuse. Contre-indication :  cancer.

Aromathérapie : HE de la dysbiose, et gingembre pour réguler le transit et désenflammer.

 

LES HUILES ESSENTIELLES DU SYSTEME NERVEUX

Le dénominateur commun de toutes les pathologies digestives est le stress. Il est primordial d’intégrer dans son hygiène de vie des outils de gestion du stress : cohérence cardiaque, méditation de pleine conscience, exercice physique, marche dans la nature, yoga, QiGong…

Les huiles essentielles peuvent apporter un coup de pouce :

  • Celles riches en esters : lavande, petit grain bigarade, sauge sclarée, camomille romaine (noble).
  • En monoterpénols : lavande, rose
  • Et l’ylang ylang, le jasmin, l’orange…

Ces huiles ont des vertus apaisantes et régulatrices du système nerveux. Les molécules volatiles des huiles essentielles pénètrent dans les voies respiratoires par simple olfaction et agissent sur le système nerveux. La seule règle pour un apaisement du psychisme grâce aux huiles essentielles est que l’odeur vous soit agréable.

En olfaction, à respirer au bouchon ou en diffusion, en application cutanée :  1 goutte plusieurs fois par jour, diluée dans une huile végétale.

 

Pour aller plus loin 

Stage aromathérapie Juvenalis.

OU pour une formation complète :

Formation diplômante de 12 jours en aromathérapie intégrative avec l’Ecole Française d’Aromathérapie Intégrative (Paris). Prochaines dates à Nice :

– mai et juin en semaine

– de septembre à février en weekend, 1 WE par mois.

www.efai.fr