INTESTIN IRRITABLE/PHARMACIE NATURELLE

mars 26, 2018 9:15

INTRODUCTION

Petit rappel physiologique : le côlon et la flore

Notre colon abrite 100 000 milliards de bactéries, c’est à dire 10 fois de bactéries que nous n’avons de de cellules. 10% d’humain, 90% de bactéries.

Flore saprophyte : lactobacilles, bifidobactéries par exemple, VS flore potentiellement pathogène : escherichia coli, candida albicans par exemple.

Côlon droit (ascendant) : flore de fermentation, issue de la dégradation des végétaux. Elle est bénéfique, et produit des molécules indispensables pour le fonctionnement du corps : propionate, butyrate, vitamine K…

Cette fermentation donnera des pets sans odeur, que vous pourriez discrètement émettre pendant cette conférence sur votre chaise sans coussin. Certains peuvent-ils déjà témoigner ?

Côlon gauche (descendant) : flore de putréfaction, dégradation des protéines mal digérées, non absorbées (animales comme végétales).

Les protéines

Il est important de consommer des protéines en quantité suffisante : 0,8 g de protéine pure par kilo de poids. Les protéines sont les briques qui construisent notre corps, notre système immunitaire en est constitué.

Mais il est important aussi de ne pas les consommer en excès. La flore se dégraderait, l’immunité aussi, la digestion des protéines produirait des acides en excès que le corps ne pourrait plus évacuer entraînant une rupture de l’équilibre acido-basique => ostéoporose, douleurs articulaires, irritabilité, frilosité, terrain acide sur lequel se développe les cancers.

Teneur en protéine des aliments protéiques et leur assimilation :

Viande et poisson : environ 25% de protéines pour 100g assimilables à 70%.

Fromage : 30% de protéines assimilables à 70 %.

Œufs : 10% de protéines assimilables à 90%.

Légumes secs et oléagineux : environ 25% et 20% de protéines assimilables à moins de 50%. Soja, 34% assimilable à moins de 50%.

Céréales : 10% de protéines assimilables à 60%.

L’assimilation est moindre chez les végétaliens (les fibres, qu’ils consomment en grande quantité, retiennent les protéines), elle est moindre aussi chez les personnes stressées. Le stress augmente tous les besoins de 30%.

Donc pour une personne de 60 kg omnivore peu stressée, il faut 48 g de protéines pures. Ce qui équivaut par exemple à : 1 œuf, 120 g de poisson, 20 g d’oléagineux, 60 g de céréales.

Pour un végétalien stressé de 60 kg, 60 à 70 g de protéines pures : 100 g de céréales, 100 g de soja, 60 g de légumes secs, 30 g d’oléagineux.

Pour absorber les protéines, la première consigne est de bien mastiquer.

Des aliments santé ?

Les protéines ne sont pas seules en cause, les aliments soufrés comme les crucifères et les oignons, peuvent aussi donner des gaz odorants.

Vous noterez que je mets en cause des aliments réputés pour leur action bénéfique sur la santé : choux, navets, radis noir, légumes secs, oignon, tous vantés par les recommandations officielles…

Alors comment s’y retrouver quand on respecte à la lettre les consignes de l’alimentation santé mais que l’on ballonne quand même ?

Tout d’abord, souvenez-vous que les officiels les plus importants pour votre santé sont le colonel lactobacilles et le sergent bifidobactéries. Si ces deux-là capitulent contre le chou fleur et les pois chiches, qu’importe ce qu’en disent les recommandations de santé, arrêtez la bataille.

Pour aller plus loin, voici les conseils naturopathiques pour soigner les intestins irritables.

 

  1. LE SYNDROME DE L’INTESTIN IRRITABLE

SYMPTÔMES

Douleurs abdominales récurrentes ou inconfort plus de 3 jours par mois pendant 3 mois, avec amélioration à la défécation, alternance contipation/diarrhée, selles anormales (trop dures ou trop molles)

+ ballonnements, difficultés pour déféquer, sensation d’évacuation incomplète, brûlures d’estomac, difficultés pour digérer, nausées, fatigue chronique, douleurs articulaires, mictions fréquentes et urgentes, douleurs pendant l’acte sexuel chez la femme, insomnies, maux de tête.

En cas de saignement, de diarrhée de plus de 2 semaines, de perte de poids, de fièvre, consulter sans tarder un médecin.

 

CAUSES

-stress

– mastication insuffisante

– agresseurs de la muqueuse digestive:

– caséine,

– gluten (gliadine et porosité),

– toxiques : alcool, tabac, café, piment, graisses cuites, additifs

– légumes secs et crucifères en excès, poivrons, ail et oignon

– charcuterie (nitrites), excès de sel,

– excès de viande : favorise la prolifération de la flore de putréfaction, pro-inflammatoire

– aliments riches en histamine et tyramine, entretiennent l’inflammation : fromages, champagne, tomates, fraises, chocolat.

– excès de fibres insolubles.

 

ZOOM SUR LES FIBRES

Les bonnes fibres ne sont pas les fils des légumes qui restent coincés dans les dents, inutile de se gaver d’asperges filandreuses et de céleri.

Il existe 2 types fibres :

  • les fibres insolubles provenant des céréales complètes, des légumes secs, des tiges et parties fibreuses des végétaux, elles sont inassimilables et servent de balai des déchets digestifs dans le côlon. Elles peuvent être irritantes quand on en abuse, et sont attendries par la cuisson.
  • Les fibres solubles, elles, proviennent de la pectine des fruits, de l’inuline des végétaux frais. Ce sont les prébiotiques. C’est la nourriture de nos bonnes bactéries. Ail, oignon, chicorée, pissenlit, poireaux, asperges, konjac, algues, mûres, myrtilles, cerises, abricot, raisin, banane, poire, pomme. Mais attention, les fructo-oligo-saccaharides (FOS), sont parfois mal tolérés.

NB : la bonne flore bien nourrie par les fibres solubles produit une substance, le propionate qui envoie au cerveau un signal de satiété, c’est pourquoi on dit que les pommes par exemple, riches en pectine, sont un aliment coupe-faim.

 

SOLUTIONS

Bien mastiquer !

Gestion du stress 

Personnaliser les méthodes. Conseiller du QiGong à un hyperactif n’est pas mauvais en soi, mais il préférera peut-être faire de la marche ou même un footing pour se défouler. Dans tous les cas, augmenter le contact avec la nature, et pratiquer la méditation de pleine conscience pour prendre du recul par rapport aux causes de notre stress. La vie moderne est stressante, nous avons tous des raisons d’être stressés. Mais le problème n’est pas tant les problèmes du monde que la manière dont nous percevons les problèmes du monde. Certaines personnes parviennent à cultiver le détachement pendant les épreuves de la vie. Parfois, il s’agit avant tout de se satisfaire de ce que l’on a plutôt que de ruminer contre ce que l’on n’a pas.

Alimentation : supprimer les agresseurs de la muqueuse intestinale

Alcool, café, tabac

Gluten

Laitages y compris fromages.

Graisses frites

Sucres rapides dont fruits séchés et dattes

Additifs alimentaires

Charcuterie (nitrites), sel

Epices sauf cumin, curcuma, cannelle, gingembre.

+

Les aliments riches en histamine : tomate, chocolat

Les fruits acides : agrumes, grenades, kiwis, fruits de la passion, ananas

Les noix (mais amandes et noisettes sont recommandées)

Les choux

Les légumes secs et les aliments riches en fibres insolubles (céréales complètes : les choisir semi-complètes)

+

L’intestin irritable, c’est le seul cas où la naturopathie recommande de limiter les fibres des légumes et fruits. En revanche, un régime très pauvre en fibres a toutes les chances de constiper. Il faut donc trouver un équilibre, qui est propre à chacun. On choisira des fibres douces.

Favoriser les courges, les légumes verts, les fruits doux et cuits pour « pré-digérer » les fibres, les pommes et poires en compote, le melon, les myrtilles, les bananes.

Pour garder un bon apport en vitamines et minéraux, les jus de légumes frais, à l’extracteur ou à la centrifugeuse, bus 10 mn avant le repas, sont un bon moyen. D’autant que certains légumes comme la betterave ou la carotte ont des vertus apaisantes et cicatrisantes des intestins irrités. On y ajoute une phalange de gingembre frais épluchée pour ses vertus anti-inflammatoire et des feuilles vertes pour les minéraux et vitamines (fanes de carottes ou navets, mâche, chou chinois, céleri), et ½ pomme (avec les pépins, bons pour la vésicule biliaire) pour le goût.

Parfois, ce sont les solanacées  qui posent problème : aubergine, tomate, pomme de terre.

Ou les FODMAP : sorbitol : pomme, poire, prune, abricot, nectarine, pêche, cerise, chewing-gums et bonbons sans sucre, / mannitol : champignons, chou-fleur, / lactose : lait, yaourts et certains fromages, et sucres industriels, / fructose : miel, pomme, poire, pastèque, mangue / FOS : endives, oignons, artichaut et céréales à gluten / GOS : légumes secs .

Comme il n’est pas possible de tout supprimer de son alimentation, il vaut mieux prendre l’avis d’un naturopathe pour personnaliser les évictions et éviter les carences.

N’oublions pas que l’hypersensibilité intestinale est en lien avec le système nerveux. Nombre de personnes hypersensibles à beaucoup d’aliments, qui pratiquent des évictions sévères avec des résultats modérés, peuvent manger pizza et fromages arrosés de prosecco sans problème pendant des vacances agréables.

Plantes et compléments

Curcuma, réglisse : anti-inflammatoires.

Psyllium blond : 1 CS dans un grand verre d’eau. Laisser reposer la nuit, couvert, et boire le matin. Reboire un verre d’eau ensuite.

Probiotiques pour aider le rétablissement d’une bonne flore protectrice et anti-inflammatoire.

Glutamine : pour réparer la muqueuse.

 

CONCLUSION SUR LES TROUBLES DU SYSTEME DIGESTIF

Etonnament, les connaissances scientifiques sur le système digestif sont encore lacunaires. Les connaissances acquises sur le microbiote et la nutrition depuis une vingtaine d’années sont immenses, et malgré tout ou plutôt en raison de cette évolution rapide, nous savons qu’une partie de ce qui est dit aujourd’hui va être infirmé dans les années à venir par les recherches nouvelles. Donc : ne rien tenir pour dogme et fuir les praticiens dogmatiques, se méfier des explications simplistes mais toujours se faire expliquer les conseils nutritionnels, se fier à ce qui se passe dans notre corps, et avant tout gérer son stress !

Au quotidien :

– Se ménager des plages de relaxation tout au long de la journée, être à l’écoute de son rythme, « suis-je en sur-régime en ce moment, est-ce vraiment utile ? ne pourrais-je pas plutôt souffler 10 minutes »

– pratiquer quelques respirations ventrales,

– écouter un morceau de musique relaxante en buvant une tisane

– faire une courte méditation

– marcher quelques minutes en prêtant attention uniquement à ce que je vois et en évacuant le flot des pensées

– Marcher rapidement ou pratiquer une activité sportive au moins 30 minutes par jour.

– Evacuer les pensées négatives et l’auto-dépréciation. Au contraire, faire apparaître le positif dans chaque journée, les petites joies touttes simples. Leur accorder autant d’importance qu’aux désagréments pour rééquilibrer la balance.

– pratiquer la gratitude (envers ses proches, un micro-événement agréable, un beau ciel, un geste, et surtout envers soi-même).

Pendant le weekend :

– Contact avec la nature : ballades, sports d’eau, de montagne, jardiner

– Développer une activité artistique : chant, dessin, poterie, …

Pendant l’année :

Répartir si possible ses vacances pour décompresser.

 

  1. LA PHARMACIE NATURELLE

J’insiste avant tout sur le fait que la naturopathie et les médecines traditionnelles n’ont pas pour vocation de traiter un symptôme mais de réveiller notre médecin intérieur, celui qui resoude les fractures ou fait monter notre température pour tuer les microbes par exemple. Ces médecines traditionnelles ont pour but de restaurer l’homéostasie, les équilibres du corps qui lui permettent de maintenir sa santé. Elles sont préventives. Bien sûr, elles accompagnent aussi les troubles et pathologies quand ils sont là.

Les premières mesures sont avant nutritionnelles. S’y ajoute la gestion du stress.

Le temps d’action est souvent plus long, mais aussi plus durable. Elles sont particulièrement pertinentes dans tous les cas où la chronicité s’est installée car la réforme de l’hygiène de vie donne d’excellents résultats.

En situation d’urgence, le recours à la médecine conventionnelle est souvent plus adapté.

En revanche, il est dommage de surconsommer des médicaments et de renoncer à ce qui est appelé aujourd’hui remèdes de grand mère, quand on sait combien ils sont bien tolérés par le corps, à l’inverse des molécules produites par l’industrie pharamaceutique.

Certains de ces produits, pourtant les plus communément consommés, ont des effets secondaires loin d’être négligeables :

  • Paracétamol : hépatotoxique à des doses légèrement supérieures de celles recommandées.
  • Aspirine, AINS : corrosifs sur la muqueuse digestive, pesanteurs gastriques, nausées, ulcères.
  • pansements gastriques : contiennent de l’aluminium, un pro-oxydant un neurotoxique.
  • somnifères : altération de la qualité du sommeil, de la mémoire, augmentent les risque de maladie d’Alzheimer.
  • Laxatifs : fuite du potassium, malabsoprtion de vitamines, inflammation intestinale, troubles neurologiques quand utilisés au long cours
  • répulsifs insectes : apaisyl, zen’sect à l’aloe vera, ceux contenant du DEET, et les diffuseurs (Raid, Catch..), neurotoxiques.

 

Quelques mises en garde sur les remèdes naturels telles que les huiles esentielles toutefois : elles sont pour la plupart déconseillées aux femmes enceintes, à l’exception du citron par exemple, efficace contre les nausées. L’huile essentielle de menthe poivrée est aussi déconseillée aux épileptiques. Certaines sont hépatotoxiques, dermocaustiques. Elles doivent toujours être testées sur le pli du coude pour vérifier d’éventuelles allergies. Il ne faut pas les utiliser avant 3 ans. Les plantes aussi, surtout concentrées peuvent avoir des contre-indications. De manière générale, pour utiliser les plantes et huiles essentielles, s’adresser à un praticien de santé au préalable.

Pour tous les troubles que je vais présenter, les premières mesures sont nutritionnelles, et bien souvent la gestion du stress. Pour les troubles digestifs, vous retrouverez ces mesures dans le premier exposé sur les troubles digestifs : « Se réconcilier avec son ventre », disponible sur le site www.maisonjuvenalis.fr à la rubrique article du mois. Je ne reviendrai ici que sur les compléments alimentaires et la phyto-aromatologie.

 

Brûlures d’estomac

Consulter un médecin en cas de brûlure chronique !

– Aloe vera 1 CS par repas + un peu de jus de myrtilles dilué dans l’eau

– Eau d’argile blanche : le matin, à jeûn, 1 cc d’argile blanche dans un verre d’eau, laisser l’argile se déposer au fond, boire en laissant le dépôt au fond (la préparation peut être faite le soir et couverte pour être bue le matin). Déconseillée en cas de constipation.

– Ficus carica, extrait de bourgeon de figuier : acidité due au stress.

– Vaccinum vitis, extrait de bourgeon d’airelle : régule les sécrétions digestives.

– Polyphénols concentrés en complément : Flavodyn, laboratoire Bionutrics.

– Camomille, plantain et réglisse : anti-inflammatoires. En infusion tiède avant les repas ou à distance.

 

Digestion difficile

– Menthe poivrée : 1 goutte sur une support neutre à avaler pendant le repas, 2 fois par jour, pas plus d’une semaine !, augmente les sécrétions d’acide chlorhydrique

– Gentiane, pissenlit et chardon marie en infusion tiède avant le repas.

– Enzymes digestives pendant le repas : Enzygest laboratoire Bionutrics.

– 1 cuillère à café de bicarbonate de soude dans un verre d’eau avec un filet de citron.

 

Constipation

Concerne 30 % de la population, avec une incidence 2 à 3 fois plus importante chez les femmes et plus encore chez les personnes de plus de 65 ans. Je rappelle que pour les naturopathes, il y a constipation dès que l’on ne parvient pas à une selle par jour, que les selles sont trop sèches (quand elles stagnent trop longtemps dans le côlon, elles se déshydratent, ce qui rend leur progression difficile), ou lorsqu’il y a sensation d’évacuation incomplète ou d’obstruction ano-rectale.

En cas de constipation chronique :

Vérifier la présence de candidose.

Vérifier : mégacôlon, cancer colorectal (coloscopie), diverticulose colique, hypothyroïdie, hyperparathyroïdie, diabète, hypercalcémie, hypokaliémie. Et les médicaments : antitussifs, opiacés, carbonate de calcium, antidépresseurs…

Solutions :

1) Mesures avant tout diététiques :

– boire 1,5 l d’eau, et plus en cas de chaleur ou d’effort physique

– apport suffisant en fibres 25 g/j pour les femmes, 38 g pour les hommes : légumes verts et fruits, céréales complètes et légume secs, mais pas en cas d’intestin irritable !

– noix de coco séchée : 23 g/100g

– pruneaux : 16g (attention au sucre !)

– amandes : 15 g

– farine de seigle : 15 g

– farine de soja : 11 g

– farine de blé complet : 9g

– haricots blancs : 8 g

– groseilles, cassis : 8 g

– châtaignes : 7 g

– petits pois : 6 g

– lentilles : 5 g

2) Présentation sans retard à la selle, surélever les pieds de 30 cm,

3) Gestion du stress

4) Marche ou course ou vélo 40 mn par jour !

5) Si cela ne suffit pas : douche rectale.

6) Le matin, 10mn avant le petit déjeuner, 1CS de graines de psyllium trempées la veille et bues le matin avec une grande quantité d’eau !

OU Le matin à jeûn, un verre d’eau tiède avec quelques gouttes de citron (1/4 de citron).

OU 1CS d’huile d’olive avec quelques gouttes de citron le matin à jeûn.

7) Compléments alimentaires :

– Spiruline : 3 grammes par jour

– Gel d’aloe vera 2 CS par jour avant le repas

– Romarin, artichaut favorisent l’évacuation de la bile

– Tisane d’hibiscus

– Probiotiques symbiotiques (avec des FOS : inuline)

8) Vérifier si les abdominaux sont hypopressifs et pratiquer des exercices adaptés sous contrôle d’une kinésithérapeute la première fois.

9) Hydrothérapie du côlon : si l’on a souffert régulièrement de constipation, cette technique permet de déloger les toxines qui y sont stockées.

 

Colopathie fonctionnelle 

Diagnostiquée par un spécialiste en l’absence de pathologie digestive ou extra-digestive. Constipation ou diarrhée chronique.

Vérifier la possibilité d’une candidose (attraction pour le sucre, changements d’humeur, anxiété, irritabilité, crampes intestinales, régurgitations acides, allergies aggravées) et la traiter le cas échéant

Supprimer les agresseurs de la muqueuse intestinale

Gestion du stress !

Désenflammer et « réparer » l’intestin :

  • diarrhée : réglisse (contre-indication : hypertension) + salicaire
  • Glutamine : nourriture des entérocytes et des globules blancs
  • Probiotiques : lactobacilles acidophilus et saccharomyces boulardi

 

Diarrhée

Forme aigüe et non chronique ! Les formes chroniques nécessitent une consultation rapide pour éliminer la possibilité d’une maladie inflammatoire de l’intestin. Vérifier aussi qu’elle ne rentre pas dans le cas de l’intestin irritable.

Crise aigüe :

  • Boire de l’eau !
  • Riz blanc et boire l’eau de cuisson, carottes, bananes peu mûres.
  • Charbon végétal activé (en boutique bio ou pharmacie) : 2 cuillères à soupe dans un verre d’eau, ou argile blanche : 1 cuillère à café dans un verre d’eau, à mélanger avec une cuillère en bois, pas en métal, 2 à 3 fois par jour à distance des repas.
  • Capsules d’huiles essentielles Pranarom pour la sphère gastro-intestinale (en pharmacie ou sur Internet) selon la posologie au milieu des repas.
  • Salicaire en extrait : anti-diarrhéique, antifongique, anti-infectieuse, anti-inflammatoire.
  • Probiotiques : lactobacilles acidophilus et saccharomyces boulardi
  • Spasmes : huile essentielle d’estragon et de basilic. 2 gouttes dans une crème hydratante en onction sur le ventre, 3 fois par jour.

 

Maux de tête

– Boire de l’eau !

– Relaxation, méditation, respirations ventrales.

– Bouillote sur le ventre, bains de pieds chaud, bandeau froid sur le front.

– 1 goutte d’huile essentielle de menthe poivrée sur le front et les tempes (loin des yeux). Pour les femmes enceintes : lavande vraie ou marjolaine à coquille sur tempe, front, et derrière l’oreille.

– Magnésium biodisponible : Magdyn chez Bionutrics : 2 à 3 dans la journée.

– Extrait de bourgeon de cassis : anti-inflammatoire

– En cas de gueule de bois : ajouter 3 granules homéopathiques de Nux Vomica toutes les 2 heures + 1 trace d’huile essentielle de menthe poivrée sur la langue + repos digestif (pas de gras, de sucre) et monodiète de légumes verts ou riz semi-complet le soir.

Le cas de la migraine est plus complexe et nécessite de consulter un naturopathe. Un programme de nutrition et de micronutrition réduit l’occurrence et la virulence des crises.

 

Infection urinaire

L’examen cytobactériologique des urines (ECBU) et la consultation d’un médecin sont recommandés si les symptômes sont violents et/ou se poursuivent au-delà de deux jours malgré les conseils ci-dessous. Consultez un médecin dès les premiers symptômes si vous êtes un homme.

La prolifération d’escherichia coli signale un déséquilibre de la flore intestinale. Si elle est récidivante, pratiquer les mesures diététiques vues pour la dysbiose, et la traiter pendant plusieurs mois en alternant les plantes, produits de la ruche et huiles essentielles citées (extrait de pépin de pamplemousse, sariette, thym, ail, pollen frais congelé, propolis, spiruline, lapacho, neem, huiles essentielles). Pour un protocole adapté à votre cas, consultez votre naturopathe.

En crise aigüe :

  • Boire beaucoup d’eau (2 à 3 litres par jour)
  • Canneberge en ampoule, en boutique bio. 1 ampoule 2 fois par jour diluée dans de l’eau à distance des repas.
  • Capsules d’huiles essentielles Pranarom pour la sphère gastro-intestinale et urinaire (en pharmacie ou sur Internet) selon la posologie pendant les repas.
  • Busserole 1 cc diluée dans un grand verre d’eau 3 fois par jour à distance des repas (1 heure avant ou 3 heures après).
  • Eviter oignons, asperges, poireaux pendant la crise

En prévention :

Tisane de thym ; d’hibiscus (sabdarifa) fleurs. 2 cuillères à soupe dans 750 ml d’eau, laisser infuser de 10 à 30 minutes, à boire tout au long de la journée, avant les repas ou 2 heures après. Peut être bue fraîche, avec ou sans gingembre, cannelle (antiseptique urinaire, antibactérienne, relaxant des muscles utérins, anti-inflammatoire, anti-hypertenseur, diurétique, anti-cholestérol, léger effet laxatif, dynamisante, désaltérante). Goût acidulé, on peut y ajouter de la camomille pour la rendre plus douce.

 

Mycose vaginale

Signale la présence de candidose intestinale : la traiter.

Restaurer la barrière intestinale : éviter les agresseurs de la muqueuse intestinale + glutamine.

– Huiles essentielles de palmarosa ou géranium rosat et de laurier noble diluées à 20 % avec une crème hydratante, appliquées sur le bas ventre.

– Nettoyage avec un savon neutre + 2 gouttes d’HE de niaouli.

Il est possible de faire fabriquer des ovules d’huiles essentielles. Demander conseil à votre naturopathe.

En prévention : probiotiques de la flore vaginale per os : Ergyphilus Intima, en local : Gynophilus, en pharmacie. Les lactobacilles empêchent la prolifération des champignons.

 

Herpès labial

4 ml d’huile de calophylle inophylle biologique ou d’olive à défaut

4 gouttes d’huile essentielle biologique chémotypée de menthe poivrée

9 gouttes de ravintsara

9 gouttes de niaouli

4 gouttes de lavande aspic

4 gouttes de thym à Thujanol

1 goutte 6 à 8 fois par jour jusqu’à disparition complète

 

Pour toutes ces infections, remonter l’immunité :

Toutes les muqueuses du corps correspondent. Favoriser la sécrétion d’IgA par les cellules de l’intestin : éviter les agresseurs de la muqueuse intestinale + probiotiques : Ultraflora Immune chez Bionutrics, contient des IgA.

– Attention au soleil, immunosuppresseur.

– Plantes de l’immunité :

– reishi-shiitake-maitake

– Echinacée

 

Syndrome prémenstruel et règles douloureuses

Consulter votre naturopathe pour déterminer le protocole qui vous convient en fonction de l’origine du problème, un déficit en sérotonine, en oméga 3, en magnésium ou calcium, une hyperoestrogénie due à une mauvaise conversion des oestrogènes précédant leur élimination ou à un déséquilibre de la flore intestinale qui empêche leur élimination … Le problème ne doit pas être pris à la légère. L’hyperoestrogénie peut conduire à l’endométriose, aux cancers hormono-dépendants.

Une conférence sera entièrement dédiée aux femmes à l’automne.

Gestion du stress !

Bouillote sur le ventre (pas brûlante !)

Favoriser la détoxication hépatique : chardon marie, romarin, magnésium et vitamines du groupe B.

– Humeur :

  • Contre-indication : la plupart des médicaments et la pilule contraceptive.
  • Passiflore
  • Centella asiatica (= gotu kola ou hydrocotyle) : réduit l’anxiété et améliore la circulation sanguine ; contre la rétention d’eau et les oedèmes.

– Douleurs dans les seins : huile d’onagre en 2ème partie de cycle.

– Cure d’extrait de bourgeon de framboisier.

– Au moment des douleurs : 2 gouttes d’huile essentielle biologique d’estragon et 2 gouttes de petit grain bigarade en onction avec de l’huile d’harpagophytum sur le bas ventre + 2 gouttes d’estragon dans ½ cuillère à café de miel à laisser fondre sous la langue. 2 fois par jour.

 

Jambes lourdes

– Drainer le foie au printemps : chardon marie d’abord puis romarin, artichaut, radis noir.

– Antioxydants : fruits et légumes, sarrasin, herbes aromatiques, baies, amandes avec la peau, thé vert (2 tasses maximum), hibiscus, romarin, pollen frais congelé (contre-indication : acidité gastrique). Et en complément alimentaire.

– Hydrolat de menthe poivrée conservé au frigo, à vaporiser sur les jambes.

– Tisanes :

3CS par jour dans 750 ml d’eau à boire entre les repas (avant ou 2 h après).

Jambes lourdes

– Tisane Royal circulation, Laboratoire La Royale, (hamamélis, marronnier d’Inde, centella, menthe pouliot, fenouil, cyprès, chrysantellum, verge d’or, camomille)

Rétention d’eau

– Tisane Royal Eau, Laboratoire La Royale,  (Maïs stigmate, chiendent, queue de cerise, reine des prés C/I : allergie aspirine, orthosiphon, bouleau, prêle, réglisse)

– Huile circulatoire

  • ° HECT cupressus sempervirens   (cyprès) 8ml (= 200 gouttes)
  • ° HECT helichrysum italicum   (hélicryse) 2ml (= 50 gouttes)
  • ° HECT Pistacia lentiscus   (lentisque pistachier )   2ml
  • ° HECT vetiveria zizanoides   (vétiver) 2ml
  • ° HECT mentha piperita   (menthe poivrée) 1ml (=25 gouttes)
  • ° TM vitis vinifera (vigne rouge) 20ml
  • ° Pour 100ml de HV Calophyllum Iinophyllum

1 application matin et soir en massant de bas en haut, après douche fraîche

cyprès : spécifique circulatoire, décongestionnante veineuse et lymphatique et vasoconstrictrice / lentisque pistachier : décongestionnante veineuse et lymphatique / hélichryse : anti-phlébitique, anti-hématome / vétiver : phlébotonique et lymphotonique / menthe : vasoconstrictrice et rafraîchissante / vigne rouge : tonique veineuse, régulatrice de la circulation, diurétique.

 

Stress

En premier lieu, les méthodes de gestion du stress déjà citées : relaxation, méditation, technique respiratoires.

Vérifier la présence de dysbiose ou d’inflammation et désenflammer l’intestin au besoin. L’inflammation intestinale consomme la sérotonine, hormone de la sérénité, qui n’est plus disponible pour le cerveau.

– Plantes : à choisir en fonction des causes et symptômes du stress : rhodiola, valériane, passiflore, millepertuis (contre-indication : la plupart des médicaments et la pilule contraceptive).

– Compléments d’EPA-DHA, 1,5 g par jour (anti-stress)

– Magnésium assimilable.

 

Difficulté d’endormissement

Vérifier dysbiose et inflammation intestinales qui consomment la sérotonine, précurseur de la mélatonine, hormone du sommeil.

Méditation de pleine conscience ou relaxation pour évacuer les ruminations.

Alléger le repas du soir et ne pas consommer de protéines animales, qui empêchent le passage du tryptophane, précurseur de la sérotonine, dans le cerveau.

Suppression des excitants : café, chocolat le soir.

Lunettes teintées orange pour filtrer lumière bleue des écrans le soir.

Ne pas fumer : effet vasodilatateur.

Avoir les pieds et les jambes au chaud.

Compléments :

– Magnésium biodisponible le soir, voire le matin.

– plantes : les changer tous les 10 jours pour éviter l’accoutumance : passiflore, aubépine (contre-indication : anti-arythmiques), valériane, tilleul, oranger, mélisse, lavande.

– Mélatonine : Chronobiane, chez Pilèje, avant le dîner.

 

Réveils nocturnes

Boire peu après 20 h.

Utiliser masque et boules quiès au besoin.

Relaxation

– Escholtzia : plante des réveils nocturnes

 

Maux de dos (muscles, tendons)

Relaxation de Jacobson

Bains chauds

– Magnésium biodisponible.

– Compléments d’EPA-DHA, 1,5 g par jour (anti-stress)

– plantes relaxantes (déjà citées).

– Tisane Royal Raideur, Laboratoire La Royale. 3 CS pour 750 ml d’eau, à boire au cours de la journée, en dehors des repas. (saule, reine des prés C/I : allergie aspirine, cassis feuilles, vergerette, frêne, serpolet, laurier sauce, curcuma, pariétaire)

– En application locale :

– HE de petitgrain bigarade, décontractant musculaire, eucalyptus citronné et gaulthérie, anti-inflammatoires

– Ostéar gel, laboratoire Phyto-actif

 

Douleurs articulaires

Vérifier hyperperméabilité intestinale.

=> Supprimer les agresseurs de la muqueuse, la désenflammer et reconstruire la barrière.

Une conférence sur les douleurs articulaires et maux de dos aura lieu cet hiver.

– Vitamine D

– Magnésium

– Silice (prêle, ortie, bambou)

– Curcuma

– EPA-DHA (huiles de poissons)

– Chondroïtine sulfate à haute dose.

– En application locale : HE gaulthérie, eucalyptus citronné

– Tisane Royal Raideur, Laboratoire La Royale.

 

Pharmacie naturelle 

– Argile blanche : diarrhée, douleurs gastriques, entorses

– psyllium blond : constipation, diarrhée, inflammation intestinale.

– Magnésium biodisponible : inflammation, douleurs, relaxation, sommeil

– Bicarbonate de soude (+ citron) : digestion difficile

– En hiver : échinacée : immunité. (Contre-indication : maladie auto-immune)

– Vitamine D : 2000 UI d’octobre à avril et toute l’année au- delà de 70 ans.

– Gel d’aloe vera : coups de soleil.

– Huile d’harpagophytum : douleurs articulaires et musculaires.

– Ostéar gel, laboratoire Phyto-actif en boutique bio : complexe d’huiles essentielles contre les douleurs articulaires et tendinites.

 

– Huiles essentielles :

  • menthe poivrée : maux de tête, nausées (contre-indication : épilepsie)
  • petitgrain bigarade : raideur musculaire
  • gaulthérie : douleurs tendons, articulations
  • lavande : relaxante, cicatrisante, anti-moutique ( pas d’utilisation prolongée chez les garçons et en cas d’hyperoestrogénie)
  • estragon, basilic : spasmes abdominaux
  • thym à thujanol : infection ORL
  • niaouli ou tea tree (pas d’utilisation prolongée chez les garçons et en cas d’hyperoestrogénie) : anti-infectieuses
  • lavande aspic : piqûres guêpes, méduses
  • eucalyptus citronné : douleurs articulaires, répulsif moustiques, piqûres moustiques.
  • Hélicryse italienne : chocs, coups, bleus
  • Tanaisie : piqûres de moustiques
  • Capsules d’huiles essentielles Pranarom sphère gastro-intestinale et urinaire : diarrhée, cystites

 

– Tisanes : biologiques ! 3CS par jour dans 750 ml d’eau, bue en dehors des repas (avant ou 2 h après)

  • reine des prés : anti-inflammatoire (contre-indication : allergie à l’aspirine)
  • hibiscus : assinissant de la flore intestinale, antioxydant, douleurs menstruelles
  • passiflore : relaxation
  • mélisse : troubles digestifs liés au stress, relaxation (Contre-indication : consommation d’alcool)
  • menthe poivrée : digestion (contre-indication : traitement médicamenteux, la menthe empêchant leur élimination).
  • fenouil : gaz
  • romarin : cholérétique, antioxydante
  • thym : assainissant de la flore intestinale
  • camomille : maux de tête, d’estomac, douleurs menstruelles.